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Cirque 

Festival d’Avignon : spectacles ou spectaculaire ?

 Nous avons le net sentiment que depuis quelques années, le festival d’Avignon apparaît plus comme un évènement médiatique qu’artistique.

 Les indices : floraison des one man shows, certains récurrents à défaut de récurer, des artistes qui se produisent exclusivement à Avignon, une espèce de fonds de commerce !

Le « in » qui est sensé donner une impulsion, une émotion, une tendance artistique se compose de spectacles qui ont déjà tourné et sont connus de tous les publics des festivaliers.

 Le « off », aujourd’hui 950 « spectacles » ! C’est comme le prix du baril de pétrole, ça monte d’années en années. Alors des troupes jouent dans des garages, pas des friches industrielles, non un garage où vous pourriez garer votre voiture, enfin votre petite voiture.

Des salles qui vendent à prix d’or des « scènes » où il y a 8 spectacles par jour – pas de décor, pas de lumière, le strict minimum.

 Pour couronner le tout, certains pays d’Europe, en particulier, l’Allemagne ont acheté des lieux ; les régions pensent aider « leurs » compagnies en réservant aussi des lieux et une équipé éphémère pour regrouper quelques attachés de presse.

 Ah oui, j’allais oublier le spectacle ? la découverte, la création – le médiatique Gérard Miller qui fait un spectacle, peut-être ?

 Le sociologue de la culture Emmanuel Ethis tente, dans un article du Nouvel Obs., « Avignon pour qui, pour quoi ? » de dédramatiser la situation. Ce sociologue est prémonitoire dans ses travaux, il travaille sur le festival de Cannes et d’Avignon – Cannes deviendrait, ces dernières années, plus spectacles que spectaculaire et le phénomène inverse pour Avignon – une fusion acquisition est peut-être dans l’air ?

 Comme à l’habitude en France, une commission travaille sur le devenir d’Avignon et plus particulièrement du Off. Lors de la grève des intermittents qui avait entraîné l’annulation du festival, certains responsables de théâtres avaient imaginé faire des présentations régionales où les professionnels seraient invités. Il n’est certainement pas question de créer un « festival d’Avignon » par région, par contre organiser dans trois ou quatre lieux structurés des présentations de spectacles pourraient être une solution.

 Certaines troupes jouent devant des salles vides, attendant la venue hypothétique des professionnels et s’ils ne viennent pas, elles partent pour limiter les frais (location de salles, hébergement, location de véhicules).

 La ministre de la culture et les politiques en général devraient réfléchir au problème car beaucoup de troupes viennent en Avignon grâce à des subventions publiques. Est-ce une bonne gestion financière, culturelle que d’envoyer au festival des troupes qui risquent de ne jamais voir un professionnel et donc de vendre leurs spectacles.

Il faut mettre les pieds dans le plat : qui achète vraiment à Avignon ? Les scènes nationales multiplient les coproductions et s’échangent leurs spectacles, on vit en famille dans la consanguinité ! Il serait temps de revenir à un festival de création et à taille humaine et surtout de cesser de maintenir ce miroir à alouettes (avec de l’argent publique) !

 Billet du 15 juillet 2008.

22° « Nuit des Molières »  

Ce lundi soir, la grande messe des « Molières ».

Ces cérémonies sont souvent décevantes, convenues. Le sentiment que tout cela est de l’autosatisfaction. Une particularité aux Molières : le théâtre privé, public – il y a du bon et/ou du mauvais théâtre.

 Un avantage cette année, il y a peu de « classique » : peu de pièces classiques, peu d’acteurs classiques.

 Si cette émission permet de révéler au public quelques acteurs (trices) ou auteurs, la cérémonie n’aura pas été vaine.

 Pour les « sans sommeil », à partir de minuit Robert Hirsch ! Sacrée télévision ! Pourquoi ne pas passer cette pièce un autre jour, à une heure « plus convenable » !

 La télévision et le théâtre ont essayé de conjuguer leurs efforts et de proposer en prime time des pièces faciles et pourquoi pas une, un peu plus difficile !

 Billet du 28/04/2008

Plume à Amiepoètes.

 Deux heures de spectacles : visuel, musical, poétique.

Que du bonheur : héritiers ou complices des Branquignoles (il y a du De Funès là dedans), des Deschiens.

Un cirque victime de fuites d'eau, de panne d'électricité mais comme disait Devos (un peu présent) c'est le plus beau métier du monde, alors le spectacle continu !

Parodique, caustique, acrobatique, poétique tous les sens sont touchés par cette troupe.

Evidement, un bravo particulier aux techniciens de plateau qui savent gérer eau, électricité, lumières.

Aussi des références au cirque traditionnel, un véritable orchestre, des acrobates, des « fauves !! ».

Le sentiment que Jacques Tati avait un œil sur ce spectacle.

Que du bonheur pour les jeunes de 7 à 77 ans.

Billet d’humeur du 04/04/2008

 

Le cirque à Amiens, c’est une tradition, nous sommes une des rares villes à disposer d’un cirque en dur.

Dès que je l’aurai vu, je vous raconterai et vous mettrai des photos.

Le nouveau cirque (en ce moment le cirque Bouglione, cirque traditionnel est également présent), entre le théâtre, le music-hall, le spectacle de rue est en plein développement, ci-dessous in extenso le commentaire du site de la MCA.

Le cirque contemporain commencerait-il à prendre l'eau ?
Non ! mais quand une goutte d'eau tombe, on met une gamelle dessous pour ne pas tout mouiller… Et une goutte qui tombe dans une gamelle, ça fait une note de musique. Plic !
Et plein de gouttes… plein de notes. Plic ploc !
Acrobatie, contorsions d'eaux dormantes, bâche immobile, planche à bascule, saut d'échelle, saut périlleux, tuyaux et serpillières,
Plic Ploc, la nouvelle création du cirque Plume, qui fête ses vingt ans, est un manifeste circassien et aquatique tout en dérèglements climatiques…
Comme la vie, les spectacles du Cirque Plume sont joyeux, profonds, poétiques, sales, brouillons, précis… Et, comme au cirque, ils se nourrissent d'un échange entre une bande d'humains assis ou debout sur des planches, en équilibre sur des plumes, en vol dans leur tête, en invention sur des musiques, en saut périlleux sur des vélos, en souffle sur des rayons de lumière… Une soirée en temps réel, en hommage au temps qui passe et au temps qu'il fait ! Plic ploc…
Après la compagnie Les Arts Sauts la saison dernière, voici une nouvelle occasion d'émerveillement avec un autre grand cirque de renommée internationale.

Il s’agit là d’un événement exceptionnel, URGENT d’y aller !!

Billet du 28 mars 2008.  

La culture devra compter ses sous !

 La nouvelle n’est guère surprenante, François Fillon vient de rappeler que les caisses de l’Etat sont vides et que la culture devait, comme tout un chacun faire des efforts.

 Il faut être réaliste, il ne s’agit pas de dire que la culture devrait être au dessus de toute gestion – il s’agit d’argent public et il est normal que la gestion des fonds publics soit surveillée.

 Là, il va falloir faire des choix puisque le budget ne sera pas augmenté donc diminué.

 Dans la grande tradition, la culture passe parmi les premières victimes – il faut reconnaître que les politiques et la culture ne font pas toujours bon ménage.

 Ce n’est pas le but de ce site mais regardez les programmes « culture » de certains candidats aux élections municipales (je pense opérette et accordéon), ce n’est pas triste.

 A l’école on se concentre sur les fondamentaux et on réduit les expériences artistiques, la culture est mise en parenthèse.

 Beau monde à venir pour nos enfants.

 Billet de mauvaise humeur du 29/02/2008.

 

France 2 et la culture !!

Le groupe France Télévision a, outre sa mission traditionnelle de service public, la mission de mettre culture à portée de tous – opéra, théâtre etc.

Le maître de cérémonie en est Christophe Ondelatte – c’est un bien mauvais départ, il a été un piètre présentateur du journal d’infos, un présentateur creux dans sa série « faites entrer l’accusé. »

Avec « Fugueuses », la télévision a montré ses limites, dans son rôle éducatif : difficile d’appeler cela du théâtre, tout au plus une série de sketches écrits pour Line Renaud et Muriel Robin.  

Si l’initiation du public au théâtre se fait avec ce type de pièce, il eut été préférable de remettre à l’ordre du jour le célèbre « Au théâtre ce soir ».

C’était du théâtre de boulevard mais au moins c’était du théâtre.

Par contre Eve Ruggieri dans la nouvelle formule de son émission a donné un bel exemple de ce que la télévision publique peut apporter à un public en quête d’initiation culturelle. Réunir à 22h30, des chanteurs d’opéra aussi pédagogues, constitue un exemple.

Comme on dit sur les bulletins de notes : peut mieux faire !!

Billet d’humeur du 06/01/2008.

La culture : « çà bouge à Amiens » !

 Les 4 et 6 décembre, la Maison de la Culture présente L’Italienne à Alger de Rossini : une collaboration de l’Opéra de Lille et de l’Orchestre de Picardie.

Un plus, pour la représentation du jeudi 06 décembre, l’office du tourisme d’Amiens propose une formule d’hébergement pour découvrir Amiens- une bonne initiative.

 De l’agitation à la Comédie de Picardie, le Courrier Picard annonce la venue de Philippe Faure, ou de Jean-Michel Ribes ou de Jérôme Savary, pour promouvoir cette scène au rang de scène nationale.

 Amiens candidate pour être capitale culturelle en 2013 ?

 Qui dit qu’il ne se passe rien à Amiens ?

 Billet d’humeur du 30/11/2007.

 

Le 27° festival du film à Amiens comme ce soir à la MCA et ailleurs.

 La 27° édition du  festival du film d’Amiens a sa soirée inaugurale ce soir à Amiens à la Maison de la Culture.

Comme tous les ans de nombreux lieux seront également investis : Saint Rémi, la maison d’arrêt etc.

Ce festival perdure et donne l’occasion aux amiénois de voir un « cinéma différent ».

Parfois ardu mais indispensable à l’art cinématographique.

Bonne réussite à un festival du film différent mais tellement indispensable.

Billet du 09/11/2007

Le Cœur des hommes 2 : film de Marc Esposito

 Marc Esposito, amiénois d’origine, était ce lundi 29 octobre au complexe Gaumont pour présenter son dernier film.

Vous connaissez certainement les aventures numéro 1 de ces quatre copains : un traiteur, un prof de gym, deux éditeurs sportifs.

La série continue et pour un numéro 2, ce film est bien agréable.  

Certes l’esprit bande a un rôle moins important, le réalisateur les réunit moins souvent pour « vivre » un peu séparément avec eux.

Le rôle des femmes y est plus présent.  

Un film de copains très agréable à regarder et apprécié du public, il est numéro 1 dans les salles françaises.

Allez le voir, ce n’est pas du Claude Sautet, ce n’est pas du Yves Robert, c’est du Esposito et c’est déjà pas mal.

Billet de bonne humeur du 02/11/2007

C’est la rentrée !  

Aujourd’hui, cérémonie d’ouverture à la Maison de la Culture d’Amiens, pour présenter la saison 2007-2008.  

Depuis le début de la semaine, l’émission de Taddéï « Ce soir ou jamais » a repris du service.  

Une rentrée un peu littéraire, il fait du « Bernard Pivot » mais les jours suivants il va comme nous tous se remettre en route.  

Une invitée de marque cette semaine, la ministre de la Culture Madame Albanel.

Intéressante, les ministres paraissent être des « collaborateurs  du Président» y compris le premier ministre ! Elle a une forme d’autonomie intéressante, son discours sur la gratuité des musées, à savoir, qu’elle doute de l’efficacité – elle pense que cette gratuité ne changera pas « la sociologie des visiteurs ».

Le dire alors que le président est favorable à cette mesure, c’est une forme d’autonomie.  

Billet du 21/09/2007.   LES PHOTOS de la Nuit Blanche

 

Avignon 2007: une bonne cuvée? un avenir?

Avignon 2007 a été présenté comme une excellente cuvée, tant pour le « in » que pour le « off ».

Le « in » a enfin reconnu que les deux « nouveaux » responsables avaient su prendre le relais et donner un nouveau ton au festival.

L’année dernière que de critiques sur leur jeunesse, inexpérience etc.

Le « off » a encore grandi, on parle de 1000 spectacles pour l’année 2008.

Les régions investissent beaucoup dans l’achat ou location de lieux dont le seul critère est : les troupes sont originaires et financées par une même région !!

Quel critère !! Les régions veulent développer et financer le spectacle vivant ou la défense de leurs couleurs !! dans ce cas mieux vaut investir dans le foot ou le Tour de France !!

Depuis quand un critère régional serait un critère de qualité pour le spectacle vivant ?

Quand au « off », en général – qu’a-t-il de « off » : pris en main par une administration, réglementé, structuré – le but du « off » était la découverte de nouveaux spectacles de nouvelles troupes. Des artistes très connus envahissent le « off » pour se ressourcer !! en fait pour capter l’attention des médias qui auront la tentation de la facilité et de montrer leur spectacle plutôt que d’aller chercher parmi les 900 voire mille bientôt.

Le but est peut-être de créer un « off du off ».
Il serait bon que les organisateurs, les producteurs, les artistes lisent la lettre de mission du président  de la République adressée à Madame Albanel, ministre de la culture.

 Lettre du président de la République.

Billet du 13/08/2007.

Voir page "Spécial Avignon 2007"

 

Avignon: 2007 avant le festival

 Les villes où se tiennent de grands festivals paraissent toujours vides et monotones quelques jours avant et après le festival.

Pour ce qui connaissent ou qui veulent découvrir Avignon, voir les photos.

Le cru 2007 est un bon cru. La « nouvelle équipe » vivement critiquée montre qu’elle a une programmation qui est cohérente et intéressante.

Le « off » devient de moins en moins « off », pour se structurer sur le plan administratif, se hiérarchiser. 800 spectacles : est-ce bien raisonnable !

Les régions, les pays européens envahissent Avignon avec leurs troupes.

Il conviendra de réfléchir à la pérennité d’une telle politique culturelle !

Etait-il raisonnable de dépenser les fonds publics pour envoyer des troupes dans un garage, loué au prix d’un splendide loft parisien ?

Ne soyons pas naïfs, la vente des spectacles se fait par des réseaux et disons les choses par copinage : je produis un spectacle, tu me l’achètes et moi j’achète celui que tu produis !!

Est-ce « politiquement correct » de faire croire à de jeunes troupes que l’Eldorado est en Avignon.

Vilar va finir par se retourner dans sa tombe.

 Billet d’humeur du 11/07/2007  

Voir page "Spécial Avignon 2007"

 

La saison des festivals commence!!

 Les festivals d'été commencent et ils sont de plus en plus nombreux.

Je pars en éclaireur sur Avignon.

Début juillet, je vous raconte tout sur Avignon avant tout le monde, le in, le off!!

Billet d’humeur du 22/06/2007

La culture : les élections législatives ne vont en aucun cas aborder ce sujet.

 Lors des élections législatives, les programmes des candidats vont être des « copiés-collés » des élections présidentielles. Le débat présidentiel avait été riche sur les grands problèmes de société mais la culture a été éloignée des préoccupations de beaucoup de candidats. Ils préféraient afficher leurs conquêtes dans le monde du show-biz que de débattre sur les grands projets culturels. Ils peuvent paraître moins urgents que le chômage, la santé, les retraites etc. cependant comment va être résolu le problème des intermittents ? L’Etat va-t-il se désengager des scènes nationales pour favoriser, par des mesures fiscales adaptées, le mécénat ? La télévision publique sera une télévision inspirée par TF1 ou au contraire, la politique mise en place par le groupe France Télévision sera continuée voire développée, accélérée, amplifiée. Comment allier le libre droit d’Internet et les droits d’auteurs ? Les musées resteront-ils franco-français ou vont-ils s’orienter vers une gestion internationale par un « système de franchise » ? La création a besoin de fonds publics, l’art moderne ne peut se développer que par l’aide de l’éducation nationale et des structures régionales puissantes type FRAC. Il aurait été pertinent que les candidats aux législatives évoquent ces problèmes. Il est naïf de penser que la culture serait une réflexion mineure – une espèce de subsidiaire aux grands problèmes économiques et sociaux. La culture est au cœur de l’éducation, de la cohésion sociale, de notre vie quotidienne – si les candidats pouvaient s’en souvenir ! 

Billet d’humeur du 23/05/2007

Christine ALBANEL : ministre de la culture.

 Il y avait des bruits, ces derniers jours, indiquant que le ministère de la culture serait « associé » à celui de l’éducation nationale. (l’idée n’est pas forcément mauvaise, un projet « la culture au cœur du système éducatif » pourrait être un programme intéressant). Ce matin, ce point a été clarifié : Christine ALBANEL, agrégée de lettres modernes, présidente de l’établissement public du Château de Versailles et auteur de pièces de théâtre et d’un roman a été désignée MINISTRE DE LA CULTURE , de la communication et porte-parole du gouvernement. La culture aura donc un ministre « à part entière » et issue du monde culturel, étant elle-même une artiste.

De nombreuses missions l’attendent, en urgence. Le ou la ministre est nommée Vive le ou la ministre. Jamais de jugement hâtif !

Laissons-lui le temps de s’installer et de donner ses premières orientations.

Billet du 18/05/2007

Les 21° soirées des Molières : Il y avait de l’Amiénois dans l’air !

  La Maison de la Culture d’Amiens a coproduit le « Mental de l’Equipe », dans une mise en scène de Denis Podalydès  (actuellement en tournée, voir sous la rubrique Théâtre, leur périple à travers la France ) – hier soir à la soirée des Molières, Denis Podalydès et Cyrano de Bergerac ont été grands vainqueurs : en un mot la Comédie Française – incontestablement celle de Marcel Bozonnet (des hommages très appuyés lui ont été rendus). Il est utile de rappeler que Marcel Bozonnet a commencé la saison de la MCA avec Jackie, Denis Podalydès a continué avec le « Mental de l’Equipe ». Il y avait de l’Amiénois, de passage et de cœur aux Molières. Une bonne vitalité pour la MCA et ses choix pertinents.

Billet de bonne humeur du 14/05/2007.    

Ce soir : la XXI nuit des Molière !  

France 2 va jouer un rôle très important pour cette soirée, en programmant la 21° nuit des Molière et d’autre part la diffusion de deux pièces.

L’évènement est tellement rare qu’il convenait de le souligner et de rappeler que spectacle vivant et télévision peuvent cohabiter.

Si de telles manifestations pouvaient inciter les téléspectateurs à aller plus souvent au théâtre, il y aurait une belle réussite et il faut tenter l’expérience.

Je pense qu’il est préférable que des téléspectateurs puissent voir « Au Théâtre Ce soir » (ce qui n’est pas le cas en l’espèce ce soir) que de mauvaises séries.

Le choix doit être bien difficile pour le jury, les concurrent(e)s sont de très haut niveau, on verra cela ce soir !!  

Billet d’humeur du 14/05/2007

 

C’est fou ce que l’on peut être rêveur en 2007.

J’ai eu la grande naïveté de croire que les élections présidentielles allaient permettre un grand débat sur la CULTURE. Pas uniquement le monde culturel et ses problèmes spécifiques, le financement public, le mécénat, les intermittents du spectacle, le rôle de l’argent dans les musées.

En un mot, j’attendais un débat de fond sur la culture, son rôle dans la société, à l’école, son accès, la place des médias et en particulier de la télévision publique.

Certains candidats ont en début de campagne abordaient le sujet avec sérieux et compétence puis les petites phrases assassines destinées pour le journal de 20 heures sont arrivées, qui soutient qui, les photos de famille. en un mot le débat a été édulcoré, voire absent.

Le second tour des élections présidentielles ne va rien arranger.

Encore une élection de passée et encore un débat oublié !

La culture est trop sérieuse pour la confier à des politiques !!

Billet d’humeur du 24/04/2007.

Du 17 avril au 22 avril : le printemps de Bourges.

C’est un festival qui a toujours eu la réputation d’être atypique. En fait ces programmations sont allées au gré des modes mais aussi des moyens financiers comme la grande majorité des festivals.

Cette année, encore un programme très varié, rock, musiques électroniques, classique, reggae etc. et la célèbre rubrique « inclassable ».

Ce festival, en fait, est l’occasion de se poser la question du devenir des festivals : il y a-t-il encore en France de la place pour des festivals ?

Si les pouvoirs publics ne font rien : pas de financements supplémentaires, pas de nouveaux textes sur le mécénat, le statut des intermittents passé aux oubliettes – l’été sera chaud. Les candidats aux élections présidentielles n’ont pas assez insisté sur le rôle de la culture dans notre société. Ils en ont parlé mais en début de campagne, puis plus l’échéance approche, plus la politique politicienne revient à la charge !

Billet d’humeur du 18/04/2007 (voir rubrique blog)

L’agence de photographes MAGNUM fête ses 60 ans.

Cette agence créée par Henri-Cartier Bresson, Robert Cap, David Seymour et Georges Rodger a 60 ans.

Les agences de photos vont mal et elles ont surtout changé radicalement leur « ligne éditoriale ».

A l’heure où la diffusion d’images est importante : magazines, presse écrite, livres, internet etc. les agences ont du se plier aux désirs de leurs clients.

Cette vision unique que donnait la photo de l’actualité – maintenant tout le monde est ou se dit photographe car des photos sont prises avec des appareils numériques voire des téléphones (parfois pour des usages douteux).

Une photo de Cartier Bresson pouvait être plus éloquente que certains articles de presse.

La guerre du Vietnam a été l’exemple même du rôle de la photo.

Bon anniversaire à MAGNUM et à tous les agences, espérant qu’ils pourront faire leur métier en toute liberté et non sous les ordres des rédacteurs en chef.

Billet du 04 avril 2007.

Peut-on « franchiser » un musée ?

Le projet d’un « Louvre » à Abu Dhabi suscite des interrogations dans les milieux culturels. Un musée peut-il vendre « son enseigne » comme une grande marque ?

Sans faire du juridisme, on peut rappeler quelques règles commerciales et/ou juridiques qui ont entraîné le développement en France, dans les années 1980 de la « franchise » en France de Midas jusqu’à aujourd’hui la quasi-totalité des magasins des centres ville, ce qui a pour effet que lorsque l’on change de ville on a une impression de déjà vu !

L’idée originale et originelle était de mettre en commun un savoir-faire acquis dans un secteur commercial et de la développer – de donner aide et assistance aux franchisés qui bénéficiaient dès le début de leur activité d’une enseigne connue, de procédures de gestion adaptées à leur milieu professionnel, en contrepartie d’une redevance.

Si ce « franchisage  culturel » est dans cet esprit, pourquoi pas ?

L’argent privé, la gestion, la rigueur budgétaire ne doivent pas être considérés comme des freins ou des anathèmes dans le monde culturel – qui manie aussi beaucoup d’argent public.

Par contre, si l’esprit est de louer voire dévaliser les œuvres d’un musée pour en créer un autre – de formater l’art pour attirer un maximum de visiteurs en un mot faire du marketing culturel – là il y a danger.

Ce sont les hommes qui créaient la culture, qu’ils soient « hommes de raison » !

Billet d’humeur du 07/03/2007

Même Télérama le dit:" la culture est-il encore un enjeu politique?

Comme disait Coluche, vous pourrez lire dans « l’excellent Télérama » daté du 24 février 2007 : « Présidentielle et si on parlait culture ? ».

« L’excellent Daniel Conrod » titre La culture est-elle encore un enjeu politique ?, il nous rappelle que les électeurs seront plus sensibles aux programmes économiques, sociaux etc. des candidats, il est pragmatique et pourtant si la culture était le ciment social qui pourrait permettre à notre société de limiter la violence, le racisme, les incivilités, inciter au respect des autres, « le goût des autres », au goût des études, du savoir ?

Les candidats livrent souvent des catalogues établis par leurs conseillers en communication – nous sommes loin de la culture des Pompidou, Mitterrand.

En fait, le vrai problème est là – le concept de « la politique culturelle » est mort –face aux bobos atteints de cocooning aigu et qui ne quittent plus leur home cinéma et Mezzo et France Musiques et Radio Classique, aux jeunes qui trouvent sur Internet, la musique de leur choix, le cinéma et les radios du monde entier.

Les politiques veulent du retour sur investissement immédiat en termes de voix, alors la culture…

Face à une crise profonde de notre société : la philosophie, la musique, les spectacles vivants sont les moteurs qui aident à la réflexion, qui aident tout simplement à vivre ou à vaincre le mal vivre mais qui a envie de mettre de l’essence dans le moteur !!

Billet d’humeur du 23/02/2007

Si le thème culture et présidentielles 2007 vous intéresse consultez : le blog

 

La Môme PIAF: que de bruit pour une si petite femme!

Qui peut ignorer la môme Piaf! Quelque soit votre âge: ou vous l'avez vu ou vous la découvrez avec un déferlement médiatique, rare!

Toutes les chaînes TV ont fait des reportages sur le film, des émissions de variétés. Une vraie débauche, un casting rare.

Vous la trouviez intéressante, la môme Piaf!

Involontairement, à sa mort, elle a complétement occulté la mort de Jean Cocteau qui était de ses admirateurs. Réparons les erreurs de l'Histoire ou des médias. Si vous voulez vous cultiver lisez Cocteau ou allez voir un de ses films!!

Billet d’humeur du 16/02/2007

La culture dans la campagne présidentielle: ça « des blogs » complètement:15/01/2007

Tous les candidats semblent souhaiter que le rôle d'internet soit très important dans cette campagne présidentielle 2007. Le nombre de blogs en faveur des candidats a une croissance exponentielle (plusieurs centaines pour les principaux candidats), les sites officiels etc. La presse est parfois informée par les blogs des candidats ou de leurs supporters des dernières nouvelles. Cette « politique » pouvait paraître judicieuse et permettre à tous les électeurs d'avoir des informations sur des sujets plus pointus que l'économie, la justice, etc.

La culture est rarement au cœur du débat électoral, parfois à l'occasion d'un mouvement important des intermittents du spectacle, quelques idées sont avancées, mais le vrai débat de fond sur la vie culturelle, je veux dire une réflexion pertinente, élaborée avec les protagonistes de la vie culturelle n'a jamais lieu.

Qui se souvient de la politique culturelle des candidats Chirac, Jospin en 2002? Jack Lang a certainement dit quelque chose, que pourra-t-il dire en 2007, après sa candidature malheureuse à la candidature!

Cette multitude de blogs et de sites ne donne aucune information précise sur le sujet, le culturel est le grand absent de la campagne: lire l'excellent article de Daniel Conrod, dans le Télérama n°2973: La culture, oubliée du débat électoral?

Il est à craindre que la situation ne s'améliore pas, les candidats et candidates évidement, tellement sensibles à l'argument des français selon lequel ils sont trop éloignés du quotidien des électeurs, qu'ils ont des programmes de « maires de grandes villes » mais aucun programme d'envergure nationale et internationale quant à un projet d'avenir!! Pour eux, l'avenir se limite aux 22 avril et 06 mai 2007!!

Bulletin de mauvaise humeur de JPG du 15/01/2007.

Le billet d'humeur, du jour, de l'administrateur du site: 27/12/2006

Coup de cœur pour Cristina Branco :

Chanteuse d’origine portugaise, née en 1972 à Almeirin, elle commença des études de journalisme pour devenir chanteuse après sa rencontre avec Custadio Castelo (guitariste) et homme de sa vie. On dit d’elle : « la nouvelle voix du Fado », « l’héritière d’Amalia ». Cristina est Cristina, elle est d’ailleurs plus connue en France et en Hollande où elle vit, qu’au Portugal. Elle déclarait au journal au Monde de la musique : « le fado, c’est la nostalgie, le vague à l’âme, mais cela peut être aussi le bonheur de la vie, les choses légères et gaies. Au risque de déplaire, je bouscule un peu certaines règles traditionnelles ».

C’est la son talent – allier tradition et modernité – avec une voix exceptionnelle. Deux spécialistes de l’opéra disaient d’elle, dans une émission d’Eve Ruggieri, que beaucoup de chanteuses dites classiques devraient l’écouter plus souvent !

Si vous ne la connaissez pas encore, écoutez-la vite, elle a une discographie importante déjà. (Elle chante même quelques chansons du répertoire français.)

C’est un conseil d’ami…

 

RDV: place aux jeunes...pour une instance nationale indépendante!!

La politique des fauteuils éjectables. C’est une grande tradition ministérielle, en particulier, quand le Ministre sait que ses jours sont comptés et que son bilan ne va pas laisser des traces indélébiles (dans la qualité bien évidemment) : on nomme, on « dénomme ». Cette politique n’affecte en rien la qualité des hommes et des femmes nommés. Ne soyons pas naïf, il y a surement des intrigues mais le phénomène n’est guère nouveau. Muriel Mayette remplace Marcel Bozonnet à la Comédie Française; Olivier Py remplacera Georges Lavaudant à l’Odéon.
La version officielle serait place aux jeunes et aux femmes. Certainement la discrimination positive !! Le vrai problème est de nommer en tout état de cause des directeurs compétents avec un vrai projet culturel et qu’ils soient de bons gestionnaires. Espérons que RDV a fait le bon choix – en toute indépendance et objectivité. Une idée – il n’est pas utile de multiplier à l’infini les organismes indépendants mais les grandes maisons et notamment en province doivent trouver des directeurs (trices) qui conviennent au Maire, au Président de région, au Ministère – pourquoi ne pas créer à l’image du CSA, un Conseil Supérieur des Scènes Nationales ? Le CSSN !! À voir…

 

Le billet d'humeur, du jour, de l'administrateur du site: 08/12/2006

Juliette Gréco: nostalgie, Radio Nostalgie...

A 79 ans, Juliette Gréco sort un album « Le temps d’une chanson » chez Polydor-Universal, où elle reprend des tubes français(ou des standards) avec des jazzmen américains (Syracuse, Avec le temps, Volare etc.).Dans les bacs des disquaires, en cette période de Noël, des duos ou des reprises.On pourrait croire que le phénomène touche les interprètes mais Voulzy a adhéré au système ! Il ne faut pas chercher les défaillances des compositeurs, de la création etc. la jeune chanson française se porte bien. Nous allons mal, nous sommes nostalgiques (voir Cœurs de Resnais) : alors nous allons nous réfugier dans le passé (Une chanson douce que me chantait ma maman- Henry Salvador est un bon exemple de ce retour nostalgique).Nous ne serions pas heureux ! Alors les Nico, Ségo, François donnaient nous le moral, un vrai projet de vie. Soyez inventifs, créatifs car nous avons tous un sacré coup de blues en cette fin d’année.

Un jour, tu verras, on se rencontrera quelque part, n’importe où guidés par le hasard…

Puisque nous parlons chansons! Bravo Monsieur Pasacal SEVRAN - depuis plusieurs semaines, il aimait à dire dans son émission que les jeunes étaient incultes, qu'ils n'apprenaient pas à lire et à écrire à l'école.. un langage nouveau. Sa dernière (si cela pouvait être sa dernière), il a écrit dans son livre "le privilège des jonquilles": "la bite des noirs est responsable de la famine en Afrique" - dans l'hypothèse où vous seriez jeune et donc inculte, interrogé dans Var-Matin, il affine ses propos-"Et alors? c'est la vérité! L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète!". Je demande simplement que soit pratiqué sur SEVRAN, une lobotomie!! (Charles Trenet, François Mitterand doivent être ravis!!!).

 

Le billet d'humeur, du jour, de l'administrateur du site: 28/11/2006

Philippe Noiret est mort: "adieu l'ami"

Philippe Noiret est mort à l'âge de 76 ans d'un cancer. Né à Lille, il était fréquent de le croiser au Touquet où il faisait ses courses, dans des tenues qu'il était le seul à porter! Son père, ouvrier dans la confection, lui avait donné le goût, le bon goût des vêtements de luxe et le goût de l'artisanat. Philippe Noiret aimait à dire qu'il était un artisan qui se mettait au service des metteurs en scène. L'élégance vestimentaire mais l'élégance de la vie. Il avait été éduqué à la dure école du T.N.P. de Jean Vilar - quand on pense à lui on associe toujours des noms d'acteurs ou d'actrices. Il n'était pas un chef de troupe mais un homme d'amitié: Jean Vilar, Gérard Philippe, Delphine Seyrig, Romy Schneider,Jean-Pierre Darras et bien évidemment Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle. Dans la plus jeune génération Charles Berling -  c'était un peu comme Brassens "les copains d'abord". Homme de théâtre, de cinéma, rayonnant sur la France, l'Italie. Je l'ai encore vu jouer en janvier dernier dans "Love-Letters" avec Anouk Aimée - ces deux personnages qui se relisent leurs lettres de jeunesse - il avait encore cette voix si caractéristique, ce jeu si fin, si "français" - un grand artisan du théâtre et du cinéma est mort. "Adieu l'ami, on t'aimait bien, adieu l'ami, on t'aimait bien, tu sais", etc.!

 

Le billet d'humeur, du jour, de l'administrateur du site:13/11/2006

En cette pré-période électorale, tout le monde est écologiste (René Dumont doit se retourner dans sa tombe), on parle de premier ministre "bis" de l'écologie, quel candidat osera parler "d'écologie mentale", plus simplement de la Culture- qui va proposer d'éradiquer de la télévision publique des émissions à hautes irradiations cérébrales. Que propose les 37 candidats en matière culturelle? qui va enfin aborder le problème des intermittents du spectacle? Quel budget pour la Culture? on vous attend!! mesdames et messieurs les candidats!!

Le prix de Flore à Christine Angot pour "Rendez-vous": Christine Angot à la télé, Christine Angot photographiée par une photographe à la mode, Christine Angot dans tous les hebdos, c'est vrai que le Flore était la café à la mode de Saint Germain des Prés où il fallait se faire voir - pour se faire voir - elle se fait voir, après!!! c'est une autre histoire.

Le téléfilm de TF1 sur Mesrine intéressant : voir billet lire

Libération: la mort d'un journal est toujours un coup à la démocratie - les pages culturelles de Libé sont toujours pertinentes, de plus ils ont été précurseurs en la matière - Laurent Joffrin pourrait reprendre la direction - je ne sais si cela est une bonne nouvelle mais elle est plus réaliste que la demande des salariés de confier leur avenir à Edwy Plenel - n'a-t-il pas été un des fossoyeurs du journal "Le Monde" - son arrogance n'est-elle pas un frein? affaire à suivre!

Billet d'humeur du 21 novembre 2006

Festival d'Avignon: Le Ministre Renaud Donnedieu de Vabres a annoncé, ce jour, qu'il donnerait son agrément "au renouvellement pour quatre ans à partir de 2007, du mandat de Vincent Baudriller et Hortense Archambault à la tête du Festival d'Avignon". Ils devraient être renouvelés pour les années 2008-2011, le Ministre dit de leur bilan "leur programmation pluridisciplinaire et européenne s'appuie sur une relation approfondie avec la population d'Avignon et bénéficie d'un développement constant des publics dont le rajeunissement est une réussite incontestable". Il a été annoncé au dernier Festival 134.000 billets vendus. RDV leurs demande également de remettre "un projet précis au conseil d'administration du festival, qui se réunira le 02 décembre en vue d'approuver leurs nouvelles orientations".

Affaire à suivre car toute référence avec les promesses faites à Marcel Bozonnet serait pure fiction. Quoique!! Marcel si tu nous lis!!!