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de quelques claps ciné voire claques ciné:

La tête en friche

Réalisateur: Jean Becker avec Depardieu (Germain) et Gisèle Casadessus (Margueritte avec deux T).

Germain un gros gosse servant de tête de turc à sa mère et à ses camarades de classes, vivant de petits boulots et encore chez sa mère, rencontre dans un jardin public Margueritte (avec deux TT car l'officier d'état civil et son père avaient trop arrosé sa naissance).

Il est du peuple et fait des plaisanteries proportionnelles à sa surcharge pondérale, elle est une scientifique ayant travaillé pour l'OMS dans les colonies.

Elle est cultivée et possède dans sa maison de retraite une bibliothèque riche, lui sait à peine lire.

Cette rencontre improbable, entre deux solitudes, autour du comptage des pigeons d'un square va créer un « rapport amoureux de culture ».

Découvrir Camus, Supervielle, quand il lui était difficile de lire ses livres scolaires cela entraîne un choc, une émotion et Becker sait reproduire ce climat.

Le peuple, les humbles (Les enfants du marais), Jean Becker a le don de leur donner vie, relief, dignité, amour.

Critiqué par les cinéastes intellectuels (Télérama aime à crucifier Becker), il nous donne le plaisir de voir Depardieu qui ne joue pas du Depardieu et Gisèle Casadessus en vieille dame digne.

Une heure trente de plaisir, de loisirs, de bonheur aux côtés de gens du peuple.

La joie de la découverte de la culture, de la littérature par un acculturé mis en confiance par une scientifique – A voir sans réserves,

 

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Parlez-moi de la pluie

 Une Jaoui candidate à des élections pour cause de quota, un Bacri reporter de documents qui se nourrit en filmant des mariages, un Debbouze réceptionniste d’un hôtel et reporter « amateur » au sens premier du terme.

Ces trois personnages vont tenter de cohabiter le temps d’un tournage d’un documentaire sur les femmes qui ont réussi. Jaoui est une femme qui veut voir reconnaître son statut de femme mais qui ne peut se résoudre à se contenter de le faire au nom des quotas, elle aimerait garder son amant, elle aimerait garder ses souvenirs d’enfance et la maison de sa mère, elle aimerait vivre.

Bacri, looser par excellence qui a un jour réussi un documentaire sur la corrida et qui depuis 20 ans tente de prolonger cette réussite mais il aimerait pouvoir profiter de son fils, être reconnu dans ce métier difficile. Debbouze, c’est le beur qui tente de faire oublier son statut et aspire à une vie de « français ».

Un point commun, dans leur vie, ils ont été victimes d’humiliations, de mépris – Jaoui, trop intellectuelle pour se contenter de son statut de politique au rabais ; Bacri qui ment qui se ment et qui sent bien la gentille compassion que certains concèdent à lui accorder – Debbouze, humilié d’être ramené à être un fils d’émigré, du pharmacien qui tutoie sa mère et qui lui donne la posologie des médicaments à prendre en les désignant par leur couleur et non leur nom.

 En province, une parisienne vit quelques jours avec ces (ses) deux « cinéastes ». Un film ciselé : dialogues, lumière… drôle car les gens mal à l’aise sont toujours drôles pour les autres – un mal de vivre, un mal d’aimer, un avenir bouché, une fin de vie sans espoir.

Le film est lent, peu paraître sur-travaillé donc encore plus lent mais les amateurs de Jaoui-Bacri trouveront leur compte.

 Faubourg 36

 Oubliez les choristes sinon la déception est au rendez-vous !

Barratier nous emmène et nous restitue les années 36 – si elles revenaient d’actualité (chômage, cracks financiers, montée de l’intolérance, absence de décisions gouvernementales adaptées) ?

Des chômeurs caressent le rêve fou de racheter leur cabaret et de monter leur propre affaire – propriétaire véreux et fasciste, police aux ordres ou presque ne facilitent guère leur réussite. On croirait entendre du Berthe Sylva chantant « les roses blanches » ! C’est bien fait, un Pierre Richard en compositeur à la Charles Trenet mais incontestablement aurait pu mieux faire. Un film comme on aimait les voir dans les cinémas de quartier, plus mélo que dramatique !

 Entre les murs

 Le collège en 2008, élèves de 4°, entouraient de professeurs découragés.

Une espèce de docudrame, pas tout à fait la vérité, pas tout à fait du cinéma. Un professeur de français tente à travers le « journal d’Anne Franck » et une approche de l’imparfait du subjonctif de démonter à ses élèves que l’on peut vivre différemment que dans leur collège en ZEP dans le XX° arrondissement de Paris. Une classe multiculturelle, enfin qui devrait l’être car composée de « français », de black, de beur, d’asiatiques – en fait une seule culture celle de leur quartier et de leur enfermement – enfermement de la langue, du racisme quotidien. Des parents pleins de bonne volonté qui souhaitent que leurs enfants entrent au lycée Henri IV, évitent le lycée professionnel – des élèves qui se voient « flic » par provocation, une grande majorité qui a compris que leur avenir était déjà tracé –exclusion, chômage, violences. Il n’y a pas la poésie et l’espoir du documentaire « Etre et Avoir » - un constat : les profs doivent acheter la paix sociale, une hiérarchie en dehors des réalités et incapable de soutenir, aider, dynamiser ses profs et au milieu de cela des élèves, des ados pleins de questionnements sur la vie, les véritables objectifs de l’école de la république.

Des questions mais des réponses que nous pouvons donner – pas d’héritage culturel, pas d’espoir !

 

Billet du 30 septembre 2008

Darling de Christine Carrière.

Catherine dite Darling est née « d’une saillie » de son père vacher sur sa mère fille de paysan. Ce film se compose de deux parties – Catherine (Océane Decaudin) née et vivant son adolescence en Haute-Normandie et Darling (Marina Foïs) cette femme née de la CB (Citizens Band) et du monde des camionneurs.  

Deux parties mais un destin unique : celui de la raclée paternelle, sous l’œil, d’une mère, indifférente à la douleur physique et morale de sa fille (au moins aujourd’hui ce n’est pas elle qui a pris les coups). Le père imbibé d’alcool et de préjugés et qui ne peut communiquer que par les coups – il n’a pas de mots mais que des maux.  

Catherine, cette adolescente rongée par la bêtise de son milieu, les contraintes d’une vie rurale oppressante de sorcellerie, de calvados, d’inculture ne pense qu’à partir. Son seul lieu de tranquillité est sa chambre – où elle lit des magazines sur les chanteurs.

 Puis vient la CB et le camionneur (Guillaume Canet) – il n’a rien à lui proposer sinon ses canettes de bière et sa bite.  Cette deuxième tranche de vie est le miroir même de son enfance : coups, humiliations. Darling n’est pas une FEMME c’est un objet : un punching-ball sur lequel on tape pour se défouler et oublier sa misère, un objet sexuel qu’on joue au poker.  

Une seule trêve dans sa vie, lorsqu’elle est serveuse chez une boulangère qui la considère comme la fille qu’elle n’a pu avoir.  

Darling est une plaie vivante, béante – elles sont nombreuses les Darling et Christine Carrière a su  rappeler l’existence de ces femmes de RIEN, ces passes-murailles, qu’elles soient bourgeoises, ouvrières, sdf.

 Un bémol, la partie consacrée à Darling  est moins travaillée que celle consacrée à Catherine, elle est moins « sociologique ».

Les actrices et acteurs – tous exceptionnels.

A voir pour ne pas oublier que nous sommes entourés de Darling et qu’il faudra bien un jour nous ayons le courage de les défendre !

 Billet du 14/11/2007.

Le Franc Tireur de Michael Henry Wilson.

Un documentaire sur Clint Eastwood présentait au festival international du film à Amiens.  

De l’art et la manière de mener un entretien avec une vedette aussi mythique que Clint Eastwood - Michael Henry Wilson donne l’occasion de mieux connaître l’acteur, il donne également une grande leçon sur l’interview – il faudrait rendre obligatoire la projection dans les écoles de journalisme !  

Les activités multiples et talentueuses de Clint Eastwood sont connues : acteur, réalisateur, producteur. Certes, l’image de l’inspecteur Harry Callahan – justicier expéditif, en marge du système et de la hiérarchie a été très populaire, parfois ressentie comme populiste. L’acteur ne renie pas cette série, il rappelle  que le système pénal mettait plus en avant l’accusé que la victime. Le propos est discutable mais révèle une intelligence, une réflexion sur ses choix cinématographiques même s’il soutient ne bâtir sa carrière et son jeu qu’au feeling.  

Pas de surprises, juste un rappel que cet acteur américain a su à partir du western d’une modeste série télévisée, créer un modèle pour de nombreux  acteurs et pour le public.

Billet du 12/11/2007

Le cœur des hommes 2 : des hommes en chœur !

Malcom de Chazal, écrivain et peintre mauricien, écrivait : « les hommes portent leur cœur dans leur sexe, les femmes portent leur sexe dans le cœur ».

Cette citation serait une épigraphe parfaite pour le film de Marc Esposito.

Vous avez peut-être vu les aventures de la bande des quatre dans le Cœur des Hommes, Marc Esposito récidive.

Antoine (Bernard Campan – prof de gym attaché aux grandes valeurs acquises par la lutte des classes) – Jeff (Gérard Darmon – journaliste sportif, éditeur) – Manu (Jean-Pierre Darroussin – charcutier traiteur, partisan du travailler plus pour gagner plus, petit commerçant français !), Alex (Marc Lavoine – éditeur, entrepreneur, entreprenant et plus particulièrement avec les femmes). Voilà la bande de copains.

Leur point commun : être les archétypes des premiers abonnés de Canal Plus, au temps, où les Guignols de l’info, qualifiés cette chaîne télévisée de la « chaîne du foot et du cul. »

Incontestablement ce numéro 2 recueille l’adhésion du public, car au 01 novembre, ce film prend la tête du Box office avec 580.779 entrées pour 517 copies. Marc Esposito va certainement atteindre son objectif des 2 millions d’entrées.

Rien d’étonnant à ce que ce film plaise : nous avons le sentiment que les personnages et les acteurs pourraient être nos copains ou ceux que nous aurions aimé avoir – « des amis franco de port, des copains d’abord. »

Une suite est une gageure car le principal défaut d’une suite, c’est d’être une suite. A l’image du spectateur qui n’apprécie pas l’adaptation cinématographique d’un roman qu’il a lu car il a pré construit son propre film, le spectateur, dans le cas d’une suite peut avoir la même attitude.

L’ambiance du film a quelque peu changé, dans le numéro 1, c’était les hommes faisant leur célèbre loto sportif, avec le traditionnel conflit OM-PSG – les hommes déjeunant, se réunissant et s’unissant pour soutenir Manu qui avait perdu son père.

Le numéro 2 donne moins d’importance à ce groupe et présente plus la vie de chacun avec femmes et enfants que la vie de la meute des quatre !

Cette ambiance différente met plus en valeur les caractères des personnages, c’est un film avec le groupe de quatre, plus quatre personnages.

C’est un film simple, sain et joyeux.

Il a été fait reproche au réalisateur de ne pas avoir le talent d’un Claude Sautet ou d’un Yves Robert.

Claude Sautet était un grand couturier du cinéma, il pouvait donner l’impression de filmer « les choses de la vie » mais tout était ciselé : lumière, son, mouvements de caméra, au point que nous oublions que nous étions au cinéma. Ces personnages, par exemple, dans Vincent, François, Paul et les autres, étaient chirurgien, écrivain, industriel – de ces grands bourgeois qui flirtaient avec les intellectuels. Ils avaient ou avaient eu des idéaux.

Chez Esposito, « on cause pas chez ces gens là », on déconne entre potes!

Quant à Yves Robert, là aussi le concept de la bande des quatre, mais les personnages : médecin, diplomate, garagiste homosexuel, gigolo sont plus semblables aux personnages du numéro 2 de Marc Esposito – ils ont des vies et la confrontation de leurs vies créent leur amitié. La filmographie d’Yves Robert est impressionnante. Yves Robert est un homme de cinéma et du cinéma : acteur, réalisateur, producteur.

Marc Esposito est un homme multicarte : critique cinéma, patron de presse, romancier.

C’est un cinéaste du temps voire de l’éphémère et je ne pense pas qu’il espère marquer le cinéma français pour le reste du siècle.

Il a écrit une chronique, un billet d’humeur qu’il a porté à l’écran.

Ce billet d’humeur est un billet de bien bonne humeur à partager pendant deux heures.

Il y aurat-il une suite? C'est possible, en tout cas le réalisateur a largement laissé la porte ouverte pour cela à la fin du film.

Nous verrons bien.

Billet d’humeur du 04/11/2007

« La vérité ou presque » de et avec Sam Karmann

 Au début de ce film, il est difficile de voir où sera la vérité. Les personnages ont du vague à l’âme, personne n’est dans un état critique mais tous sont en souffrance.

Karin Viard, une présentatrice-productrice d’une télé locale à Lyon n’a aucune satisfaction dans son métier, dans son couple, avec son fils alors elle se montre autoritaire et caractérielle avec tous, Sam Karmann en professeur promène sa détresse en jouant la formule « tout le monde, il est beau tout le monde, il est gentil », François Cluzet entrepreneur en bâtiments, ancien mari de Karin Viard, s’agite beaucoup pour masquer ses détresses.

André Dussollier, Monsieur Dussollier, en biographe, conférencier spécialisé en littérature américaine paraît trouver dans son couple homosexuel, une certaine tranquillité d’esprit.

Ce film qui commence par une séquence noir et blanc sur la chanteuse de jazz « Pauline Anderton » nous laisse pressentir que nous serons plus dans l’ambiance des improvisations du jazz que dans la tonalité noire et blanche.

Dans »Kennedy et moi », Sam Karmann faisait preuve déjà d’une « touche personnelle », très forte –ici il nous entraîne dans une réalisation très habile et belle. Les acteurs y sont remarquables, Dussollier y est exceptionnel. Le fil rouge du film étant cette chanteuse de jazz dont la biographie doit être écrite et réalisée en documentaire par Dussollier permet toutes les palettes des sentiments. Tantôt drôle, mélancolique, quasi philosophique notamment sur la notion de vérité. Vérité entre les gens qui s’aiment, dans les rapports professionnels, amicaux avec des pointes sur ce monde particulier de la télévision.

Peut-on s’aimer, sans mentir ou oublier de dire certaines choses ?

Rassurez-vous ce film n’est pas une thèse universitaire rébarbative, ce sont des séries de touches (la lumière y est exceptionnelle, les vues de Lyon intéressantes), d’impressions, de séquences sur la vie, les vies, des hommes et des femmes, dans leurs rapports amoureux, amicaux..

A voir.

Billet d’humeur du 14/09/2007.

« La vie d’artiste » de Marc Fitoussi

Sandrine Kiberlain rêve de jouer les grands rôles du répertoire mais doit faire des doublages en attendant cette opportunité, Emilie Dequenne veut être une interprète des grandes chansons françaises mais on lui propose de la « star’ac », quant à Denis Podalydès, il pense être un futur prix Goncourt, en fait, il est prof de lettres dans un lycée où ses élèves attendent désespérément le retour de leurs copies non corrigées !

 Vous vous souvenez certainement de cette histoire racontée par Raymond Devos sur « l’artiste »: « sur une mer imaginaire, loin de la rive, l’artiste, en quête d’absolu, joue les naufragés volontaires…C’est merveilleux ! C’est le plus beau métier du monde ! »

Ce film pourrait être « le clip » de ce texte.  

 Marc Fitoussi nous emmène dans l’univers des rêveurs, ceux qui vont faire une grande carrière et qui souvent arrivent à peine à se nourrir.

 Les plans foireux, ce vocabulaire pompeux pour décrire leurs modestes prestations, nous sommes dans du vécu !

Marc Fitoussi les connaît : les interprètes sont excellents, les dialogues sont drôles.  

Pour ceux qui s’intéressent à la culture et ses « satellites cultureux », à voir !  

Billet d’humeur du 12/09/2007

« 3 amis » de Michel Boujenah.  

Dans « Père et fils », nous avions un scénario, un film, une mise en scène, une réussite.

Dans « 3 amis », trois acteurs exceptionnels : Mathilde Seigner, Pascal Elbé, Kad Merad et c’est tout.

Où sont les rapports d’amitié homme-femme etc. RIEN.

Cerise sur le gâteau : Philippe Noiret, ravagé par la maladie est « montré », dans ce film.

Il n’est pas question de mettre en cause l’honnêteté de Boujenah qui a certainement accepté la demande de Noiret de « jouer » dans le film, il faut parfois savoir dire non – c’est inutile, morbide, dégradant pour lui et ses proches.

Méfiez-vous de vos « amis » !!!

Billet de très mauvaise humeur du 03./09/2007

« Caramel » de Nadine Labaki : confiseries orientales.  

Cinq femmes dont Layale (Nadine Labaki, à la fois scénariste, metteur en scène) qui est la patronne d’un salon de beauté-coiffure à Beyrouth, se retrouvent au sein de son salon pour discuter de leurs vies de femmes libanaises.

Incontestablement, pour un homme français qui  connaît le Liban uniquement par les journaux télévisés, on a le sentiment de ne pas tout apprécier à sa juste valeur de cet univers typiquement féminin. Un film de femmes pour les femmes.

Ces femmes qui doivent vivre dans un pays où le mélange des confessions entraînent aujourd’hui plus de contraintes que de liberté. Si le Liban a vécu et a souvent été présenté comme un modèle de la diversité culturelle, religieuse, ethnique, à travers ce film, on a le net sentiment que les libanais et surtout les libanaises doivent porter les contraintes de toutes les religions.

Ce film ne se veut pas un docu-fiction sur le Liban d’aujourd’hui, tout cela est traité en toile de fond.

Le sujet principal est la vie de cinq femmes qui ont des problèmes de couples, de virginité, de tentations saphiques, de ménopause etc.

Si un reproche devait être fait à ce film (qui est un premier film), c’est de ne pas avoir assez pris parti pour opter sur un thème universel aux femmes ou la vie des femmes libanaises, d’où un sentiment d’inachevé mais c’est du caramel, c’est doux, c’est sucré, dur, collant tout à la fois.  

Billet d’humeur du 22/08/2007

 « La fille coupée en deux » de Chabrol : une Gabrielle qui a lu histoire d’O à l’envers !  

Pour un vieux chabrolien comme moi, première surprise : des acteurs et actrices connus partout, un vrai catalogue de casting. Le scénario est simple : Gabrielle (Ludivine Sagnier), présentatrice météo, tombe amoureuse de Berléand (écrivain à succès qui nage comme un poisson dans l’eau dans la grande bourgeoisie lyonnaise et ses turpitudes) puis par dépit se marie avec Magimel (un caractériel : fils d’un riche laboratoire lyonnais).

Au départ, une ambiance un peu comme dans les « Biches », un de ses premiers films : un érotisme suggéré puis très vite Chabrol ne se sent pas à l’aise avec cette Gabrielle qui semble sortie d’Histoire d’O et qui découvre avec Berléand-Sir Stephen les plaisirs défendus alors elle va se réfugier dans le mariage avec Magimel son René. Mais « O », a d’abord connu René qui la conduit vers Sir Stephen. Des acteurs de grande qualité, des décors, des lumières extraordinaires mais ce grand chroniqueur de la bourgeoisie doit moins bien connaître celle qui a pour principal objectif la jouissance sexuelle; alors une certaine fadeur, tiédeur : mais il sera beaucoup pardonné à Chabrol !!

Billet d’humeur du 23/08/2007.

« Après lui » de Gaël Morel.  

Une mère (Catherine Deneuve) apprend le décès, de son fils, dans un accident de la circulation, alors que le véhicule est conduit par le meilleur ami de celui-ci,  (Thomas Dumerchez). Elle trouve un peu de soutien auprès de son ex-mari (Guy Marchand), père de l’enfant et de sa fille (Elodie Bouchez) mais ces aides matérielles et affectives ne peuvent en rien atténuer sa peine. Alors, elle se rapproche de l’ami de son fils, responsable de l’accident : ses amis, la bonne société lyonnaise sont choqués de ce comportement et n’acceptent pas qu’elle puisse créer ce type de liens. Gaël Morel, disciple de Téchiné, à travers des images fortes, une musique de Louis Sclavis, restitue la peine de cette mère. Au delà du rôle de Catherine Deneuve et de Guy Marchand, se sont les peines des parents face à la mort d’un enfant. L’incompréhension des proches, qui sont touchés par le décès mais qui ne peuvent imaginer, ressentir, le désarroi réel. C’est la solitude avec les autres, avec soi-même, le rejet d’accepter cette idée qu’un tel événement puisse vous arriver. Catherine Deneuve joue avec force et grand justesse ce rôle de cette mère qui ne peut se résoudre à accepter de faire son deuil, qui se projette dans les sorties y compris des concerts rock qu’aimaient son fils. Ce besoin de ne pas être jugée même par sa fille. Guy Marchand y joue un rôle plus retenu, d’un père séparé de son fils, au quotidien, depuis plusieurs années et qui entre dans une réflexion qui paraît plus réaliste – qui accepte, en s’entourant de quelques souvenirs de considérer que la vie continue. Sa vie continue à travers une nouvelle rencontre féminine. La mère est « une femelle à qui la jungle des hommes lui a retiré son enfant ». C’est un film sur les liens de sang, du sang, la « chair de ma chair », la solitude des grandes blessures mais le sujet est traité avec une certaine retenue, des lumières bien adaptées. Le réalisateur a su faire passer le message, en tout cas, au moins poser la question et lancer la réflexion.

Billet d’humeur du 02/06/2007.

 

J’veux pas que tu t’en ailles de Bernard Jeanjean : ce n’est pas bien certain cela !!!!

Un psychanalyste (Richard Berry) constate à travers les confidences d’un patient (Julien Boisselier) que sa femme (Judith Godrèche) professeur de français le trompe avec son patient. Le thème aurait pu être intéressant, s’il y avait eu un côté plus psy entre les personnages. Là, c’est une comédie à la française, dans un sens un peu péjoratif. C’est conventionnel, sentimentalo-cruche. Tout est bien qui finit bien, malgré les talents des acteurs, ils ne peuvent tout rattraper ; vraiment pas indispensable d’y aller, « Vu à la télé » sera très largement suffisant !!

Billet d'humeur mausade du 19/05/2007

Ensemble, c'est tout de Claude Berri

Pour être clair, je n'ai pas lu le roman d'Anna GAVALDA.

Il semblerait que certains lecteurs du roman aient été déçus par le film- ce qui est fréquent.

Pour moi je vois dans ce film, la vie d'un appartement? J'explique, Philiber a en attendant la liquidation d'une succession la jouissance d'un bel appartement dans Paris et là, se croisent (vous verrez le détail si vous voyez le film) quatre personnages que rien ne destinait à se rencontrer.

Audrey TAUTOU, une voisine – artiste peintre qui se complait à faire des ménages, Guillaume CANET qui se défonce dans son travail de cuisinier, sa grand-mère (Françoise BERTIN) qui l'a élevé et Philiber (Laurent STOCKER) aristocrate désargenté qui vend des cartes postales.

Des origines sociales, culturelles très diverses – tout les oppose, la langue, la maîtrise des sentiments, les attentes amoureuses, la fin de vie – une vraie France a eux quatre.

C'est au sein de cet appartement que les quatre personnages vivent, cohabitent, s'invectivent, s'aiment, se haïssent.

La lumière est belle, la caméra tourne à merveille, on ne peut être attendri que par ces personnages

Est-ce la présence d'Audrey TAUTOU? Quelques réminiscences d'Amélie POULAIN, Guillaume CANET très médiatisé, en ce moment, on peut avoir la tentation de ressentir des émotions, des flashs de déjà vu.

Mais ce film est un film à part entière et original dans son traitement des personnages.

A voir, tous les acteurs sont excellents.

Billet d'humeur du 01/04/2007

Les Témoins de : André Téchiné.

 Les hasards des programmes de la télé et du calendrier cinématographique, j’ai vu ou revu en deux jours « les témoins », « les voleurs », « j’embrasse pas ».

Il y a incontestablement une constance dans son œuvre et un regard particulier sur l’homosexualité masculine, souvent liée en ses films à la prostitution.

C’est donc logique que soit abordé dans son dernier film, le sida.

Les années 84-85, une maladie mal définie, qui entraîne des abcès, des diarrhées, des exclusions, des incompréhensions, la peur. Peur, des traitements inappropriés, d’une fin lente, très lente, douloureuse, dans l’isolement le plus complet.

Un tel thème pourrait être dangereux pour un cinéaste inexpérimenté ou jouant la facilité.

Avec Téchiné, aucune concession, aucune faiblesse, aucune compassion excessive –comme à l’habitude scénario dépouillé, dialogue minimaliste, décor simple.

La vie de ces quatre témoins : une femme (Emmanuelle Béat) artiste qui aime son ami mais qui a besoin de voir ailleurs, ledit ami lieutenant de police (Sami Bouajila) qui découvre ses tendances homosexuelles, un médecin (Michel Blanc) qui essaie de mettre en place un embryon de structure pour lutter contre ce fléau et comme à l’habitude chez Téchiné un acteur peu connu du grand public et qui porte le film Johan Libéreau – ce provincial qui monte à Paris et qui tombe dans la prostitution et le sida.

Les « non-dits et les non-vus » sont toujours plus lourds que l’image. Ce n’est pas un film militant, ni documentaire – c’est un cri de douleur, d’amour, de tendresse et d’espoir face à cette maladie qui 20 ans après est encore bien présente.

Film à voir.

Billet d’humeur du 12/03/2007.

  

" Je crois que je l’aime » de Pierre Jolivet avec Vincent Lindon et Sandrine Bonnaire.

Moi c’est certain je l’aime, Elsa (Sandrine Bonnaire) artiste céramique réalise une fresque pour une entreprise, genre start-up, dirigée par Lucas (Vincent Lindon).

D’une part l’archétype du chef d’une multinationale qui pense que l’on peut séduire les femmes avec des cadeaux et un peu de condescendance et de l’autre une intellectuelle artiste qui a quelques exigences.

Le tout sous l’œil du chef de la sécurité Berléand, un parano-ringard.

Evidement ce n’est pas du grand cinéma, un scénario un peu convenu, des acteurs merveilleux, un peu de guimauve mais moi j’avais envie de voir ce jour là de la guimauve, avec des bons acteurs et de passer un bon moment sans me poser de questions particulières et oui, je l’aime Elsa.

Billet d’humeur du 24/02/2007.

The Holiday: de Nancy Meyers

Une américaine (Cameron Diaz), chef d’entreprise de communications, spécialisée dans la fabrication des bandes annonces de films : elle vit à Los Angeles, dans un appartement ultra design, elle a du mal, à trouver l’homme de sa vie. Une anglaise (Kate Winslet), journaliste dans un grand journal, spécialiste de la rubrique mondaine, ne rencontre que des hommes mariés. Elle vit dans un cottage près de Londres. Par l’intermédiaire du net, elles font un échange d’appartements, pensant en changeant de lieux, de cadre (un appartement design, un cottage en pleine campagne), faire de multiples rencontres !

Rien d’original mais tous les « classiques » du cinéma américain sont là et cela fait du bien !

On frôle parfois la niaiserie, on est dans la veine de « Coup foudre à Notting Hill », « Pretty Women » – de nombreuses musiques type standard, des intérieurs splendides, un guest-star qui passe quelques instants.

Ce n’est en aucun cas une œuvre exceptionnelle mais à regarder sans modération !

Billet d'humeur du 09/01/2007

Le héros de la famille de Thierry Klifa :

Géraldine Pailhas (rédactrice en chef d’une revue), Michaël Cohen (expert-comptable), qui ont en commun un père Gérard Lanvin, héritent d’un cabaret « le perroquet bleu », situé à Nice. Ils ne sont pas particulièrement préparés à ce type de gestion. Cela aurait pu être drôle, dans le genre la Cage aux Folles…

Là rien : des acteurs à volonté, un scénario quasi inexistant.

Pourquoi ne pas avoir intitulé le film : « le défilé d’acteurs », ils viennent un petit numéro et puis s’en vont : le gala le l’Union, en un mot !

Hors de Prix de Pierre Salvadori avec Audrey Tautou et Gad Elmaleh

Ce film porte bien son nom: hors de prix quand on compare le prix de la place de cinéma et la qualité de ce film. Courage fuyons...!!

Mauvaise Foi de et avec Roschdy Zem et Cécile de France :

Clara et Ismaël vivent en couple depuis quatre ans, elle juive, lui musulman. Elle psychomotricienne, lui professeur de piano, membre d’un groupe de musique avec son ami Milou (Pascal Elbé (co-scénariste) disquaire et juif. Ils filent le parfait amour – à leurs domiciles, dans leurs vies – de l’amour, pas de religion.

Un bébé vient troubler la fête, chacun veut retrouver ses racines, quel prénom, quelle religion, pour cet enfant. De plus, il faut en parler aux parents ; ce couple sans problèmes doit intégrer le regard des autres, des familles, leurs propres regards – qui suis-je, d’où je viens ? Un bébé est déjà un changement important pour un couple, un bébé juif-musulman, c’est la tempête.

Le sujet est classique, il pouvait facilement devenir une série de clichés. Le duo de scénaristes Zem-Elbé traite ce sujet avec beaucoup d’humour mais avec une certaine profondeur, quelques répliques à la Woody Allen sur son statut de juif dans la société, pour émailler le tout.

Un premier film très réussi, une Cécile de France très juste. Le couple Zem, de France, totalement plausible – on a l’impression de les connaître, nos voisins du bout de la rue qui ont des problèmes et que nous aimerions aider.

A voir, en attendant avec impatience le deuxième film de Roschdy Zem et toujours avec grand plaisir de voir Cécile de France.

Billet d’humeur de JPG le 17/12/2006.

Cœurs de : Alain Resnais

Vous prenez un metteur en scène connu et reconnu (Festival de Venise), des acteurs appréciés du public ; Sabine Azéma (en mystique, nymphomane), Pierre Arditi (barman dépressif), André Dussollier (agent immobilier adepte de la masturbation devant la télé), Lambert Wilson (militaire déchu à la recherche d’un emploi), Claude Rich (en papy lubrique), Isabelle Carré (hôtesse d’accueil, grande amatrice de petites annonces pour chercher âme sœur), Laura Morante (épouse-mère de Wilson), vous agitez et vous obtenez un cocktail, bien décevant.

On ne le dira jamais assez, un metteur en scène renommé et une pléiade d’acteurs ne font pas toujours un bon film. Alors des décors splendides (un vrai catalogue Knoll), le mythe de la neige etc.

Vraiment pas indispensable de se déranger ! Restez au chaud chez vous.

Billet d'humeur de JPG le 05/12/2006

Ne le dis à personne : réalisation Guillaume Canet

« Mon idole » son premier film avec François Berléand n’était pas un bon CV – pour une embauche !

Avec « Ne le dis à personne », c’est certain, il va falloir mettre fin à sa période d’essai. D’une adaptation du roman de l’américain d’Harlan Coben : Alex (François Cluzet : excellent mais il ne peut à lui tout seul, tout faire oublier !) pédiatre hospitalier est hanté par la mort de sa femme, il y a huit ans, tuée par un sérial killer. Puis il reçoit des courriels, le branchant sur des webcams où sa femme apparaît. Elle serait vivante, rien n’est fait pour faciliter leurs retrouvailles. L’histoire est intéressante mais il fallait la confier à Claude Chabrol.

Il fallait traiter le sujet dans une ambiance mettant plus en évidence la psychologie des personnages. Dussolier joue un rôle qui avait besoin d’être plus analysé voire psychanalysé. Là tout au contraire, des cascades sur le périphérique (on a l’impression d’être dans Taxi n°6) – puis c’est inutilement : long (2h11), violent, lent.

Enfin, cette nouvelle mode de mettre une pléiade d’acteurs qui ont des rôles très limités mais qui « chargent » le générique : Nathalie Baye, Kristin Scott Thomas, Rochefort, pour essayer de charger les caisses du producteur.

En un mot, si vous allez voir ce film « ne le dites à personne » : vraiment un intérêt très limité, inutile de faire déplacer vos amis, pour vos ennemis à vous de « dire » !!

Billet de mauvaise humeur de JPG du 22/11/2006.

 

« SCOOP » de, par, avec Woody Allen :

Son égérie est Scarlett Johansson (un prénom comme cela, ça ne s’invente pas !!) est là, comme dans Match Point.

Nous sommes aussi à Londres et non plus à Manhattan (moi, j’aimais quand son égérie préférée était Diane Keaton – souvenirs-souvenirs-).

Tous les ingrédients sont là : son hypocondrie, la mort, ses blagues dont il est encore le seul à pouvoir les faire sur les juifs, l’influence de la ville sur sa vie, sa maladresse chronique d’enfant, ses blagues de mauvais goût sur les enfants, les répliques qui claquent comme des smatches, du Woody !

Alors le scénario est un peu sans importance : un magicien (Woody Allen) fait entrer dans une boîte de magie une jeune étudiante-journaliste américaine (Scarlett Johansson) pour la faire disparaître – elle y rencontre un journaliste mort qui lui donne un « scoop » sur le fils d’un lord (Hugh Jackman) impliqué dans une sale affaire de meurtre.

L’apprentie journaliste et le magicien vont enquêter sur cette affaire.

Tout cela nous permet de rencontrer la grande aristocratie anglaise- Woody Allen se complait à les maltraiter et les ridiculiser autant que les « bobos de New-York ».

Une heure et demie de plaisir.

Un petit regret, il semble oublier son psychanalyste en ce moment!

Billet d’humeur de JPG du 03/11/2006.

 

Prête-moi ta main de : Eric Lartigau :

Chabat-Chabat-da - Chabat-Chabat-da : ce n’est pas du Lelouch heureusement : c’est une coupe de champagne, il y a des bulles, c’est rafraichissant mais quand on a fini de boire, il ne reste rien, juste un bon moment.

Chabat (Luis à cause de Luis Mariano) pour échapper à la pression familiale (Bernadette Lafont en mère de famille extra) qui veut marier ce bobo de 43 ans, décide de louer les services d’Emmanuelle (Charlotte Gainsbourg) pour être sa « fausse épouse » et éviter les contraintes familiales.

Les acteurs sont pétillants, évidemment les faux amoureux se marient et adoptent un brésilien. C’est sympa, frais, mais j’ai presque déjà oublié..

Humeurs de JPG le 02/11/2006

 

De Zabou Breitman : « L’homme de sa vie » (les choses de la vie..)

Non c’est juste un titre accroche, Zabou Breitman n’est pas Claude Sautet, quoique !

L’histoire simple (évidement) : Bernard Campan marié à Léa Drucker passe ses vacances dans la Drôme en famille. Il fait connaissance de son voisin – Charles Berling – qui très vite annonce son homosexualité, suite à des plaisanteries graveleuses faites au cours d’un repas un peu trop arrosé.

Cet homme marié, père de famille éprouve un trouble, une attirance, pour cet homme libre, qui « chasse » les beaux garçons dans les boîtes de nuit environnantes. Donc pendant ces quelques jours de vacances, il va y avoir :

Bernard, Charles et Léa (il fallait si attendre à ce mauvais gag) qui vont  passer « quelques jours avec lui »..

Plus sérieusement, Zabou aborde avec beaucoup de distance, de discrétion et de pudeur, le thème de toute l’ambivalence sexuelle des hommes et des femmes. De l’adolescence et pendant toute notre vie, n’avons-nous pas des troubles, des interrogations, des attirances, des envies pour quelqu’un du même sexe que nous ?

L’attirance, des femmes entre elles, est admise et véhiculée par tous, le cinéma porno en fait ses choux gras. Par contre, le point de vue d’une femme réalisatrice sur les hommes est plus rare.

D’un scénario simple, Zabou Breitman dit avoir voulu faire un film sur les sens et le désir et elle y réussit.

La maison, les paysages, les acteurs, les lieux, la décoration design de la maison de Berling, jouent un rôle important.

Il est vrai qu’il y a quelques clichés : Campan habite une maison bourgeoise de la Drôme et il est un scientifique, Berling habite une maison loft, très moderne et il est graphiste- le scientifique serait rigoureux donc hétéro et le graphiste serait un artiste donc homo. Respirons, regardons. La relation Bernard Campan et Léa Drucker est intéressante, presque plus intéressante que celle entre Berling et Campan. Cette femme, dans la splendeur de ses quarante ans, qui sent et ressent, le trouble et les troubles, de son mari, est émouvante. Ses attitudes d’épouse, de maitresse, d’initiatrice sont admirablement bien mises en valeur par Léa Drucker et la mise en scène de Zabou.

Pour la fin : le mot qui pourrait fâcher – il a été reproché à Zabou Breitman d’avoir voulu trop développer l’esthétisme de son film, de confondre film et diaporama – c’est vrai qu’il semble y avoir la quête de cette cinéaste pour montrer, démontrer que c’est une vraie réalisatrice et non pas une actrice devenue réalisatrice pour succomber à la mode du moment – mais avoir des images de sol qui ressemblent à un tableau de Nicolas de Staël, des paysages à la Van Gogh, des projections de textes sur des murs dans l’esprit d’une forme de l’art contemporain – est-ce condamnable ? Faut-il mieux être une actrice-réalisatrice qui développe l’esthétisme ou une «actrice-réalisatrice » qui débloque sur les Aristos même sous le haut patronage de Jacques Weber !! A vous de voir. Pour nous c’est tout vu, malgré notre très grande admiration pour Jacques Weber.

Billet d’humeur de JPG le 26/10/2006