Les coulisses

Tout, tout sur les bruits, les rumeurs, des coulisses de la télévision:

retour à la page Accueil  retour à la page Actualités

« Notable donc coupable » sur France 2 

(suite et fin) et débat avec Calvi.

 La suite est plus convaincante, je veux dire au niveau de la « gestion du dossier judiciaire ».

Bien évidement, on tente de soulever une multitude de pistes pour perdre les téléspectateurs et d’autre part garder le distinguo entre l’affaire et la fiction et éviter toutes difficultés judiciaires.

 
Par contre le débat de Calvi était très précis, sur le mécanisme des dérapages médiatiques dans les affaires judiciaires. Le journaliste du Canard Enchainé était un bon médiateur et avait une analyse claire et saine sur l’affaire « Borda ». Il a certainement raison quand il dit qu’il ne faut pas chercher un chef d’orchestre machiavélique ; les dérapages lorsque l’on évoque des « personnalités » se font seules.

 Tous les professionnels du droit : policiers, gendarmes, procureurs, juge d’instruction, juges, avocats pourront vous dire que lorsqu’un proxénète se fait arrêter, il tente toujours l’intimidation, «  j’ai  des clients célèbres, connus, attention où vous mettez les pieds ». Bien évidement, il se garde bien de donner des noms et là la rumeur peut se mettre en marche, sur les personnalités qui auraient la « gueule de l’emploi ».

D’ailleurs Borda, dans le film, dit : je suis habitué aux rumeurs, j’ai une tête à cela.

 
Billet du 03/10/2007.

« Notable donc coupable » sur France 2

Charles Berling exceptionnel, comme il l’a été dans Jean Moulin et bien d’autres films.

 Après…

 Après un long communiqué liminaire expliquant que l’affaire est l’affaire, sans être l’affaire, que les personnages sont inspirés de l’affaire, sans être les personnages.

 Qu’il s’agit d’une fiction mais sans être étrangère à une affaire.

 Comme d’habitude quand on pose comme postulat que l’on va rétablir la VERITE et mettre à néant le célèbre adage : « il n’y a pas de fumée sans feu », cela se termine par il faut appeler le 18, car il y a le feu partout.

 En synthétisant donc en amalgament, on créé de nouvelles interrogations.

 Le film sur l’affaire Grégory n’a rien changé, sur les opinions du public.

 Je ne pense pas que le sommeil de François Borda se rétablira après cet épisode !

 
On verra peut-être dans l’épisode de demain mais sans grand espoir !

 Cela s’appelle un fiasco.

Billet du 02/10/2007

Eve Ruggieri rend hommage à Luciano Pavarotti.

 Musiques au cœur est une émission qui rassure sur l’action que peut jouer le service public, dans le développement de la culture. Bien évidement, les horaires sont inacceptables = la culture c’est comme les films X, jamais avant minuit !!

 Hier soir, Eve Ruggieri a rendu hommage à Luciano Pavarotti à 23 heures.

 C’est un exercice tout particulièrement périlleux que de rendre hommage à un ténor : ce ne sont pas des stars, ils sont l’univers.

Elle a su rendre un hommage très sensible car emprunt d’anecdotes personnelles, sans tomber dans le people, rappelant le talent extraordinaire de ce chanteur sans tomber dans le dithyrambique, en un mot une professionnelle.  

Je réitère bien volontiers mon admiration à Eve Ruggieri et réitère aussi mon émoi ( on ne tire pas sur une ambulance) d’avoir eu à supporter Hondelatte !!!

Billet du 07/09/2007

Un « Trouvère » - OUI – un Christophe Hondelatte – NON !!

 Que France 2 diffuse en prime time le Trouvère de Verdi avec Roberto Alagna est une excellente nouvelle pour le devenir du service public.

Que le Président de la République vienne dire quelques mots pour encourager cette démarche artistique et exprime le souhait de voir développer ce type de manifestation pour rendre accessible à un large public, l’opéra est un point intéressant.

Que l’on nous montre que Roberto Alagna aime sa famille, aime chanter Luis Mariano, nous comprenons.

Par contre, que pour cette soirée initiatique le « Trouvère » soit retenu, c’était là un risque important même si 1,9 millions de spectateurs étaient présents devant leur télé – cette œuvre est un peu complexe voire compliquée, le metteur en scène avait les plus grandes difficultés à tenter d’expliciter le livret (on pouvait même se demander s’il avait fait la mise en scène).

Il aurait été plus sage de choisir une œuvre moins élitiste et faire une démarche pédagogique, au lieu de nous faire Alagna chante, Alagna nage, Alagna mange !!

A dire vrai, le problème, le point noir de cette soirée : Christophe Hondelatte.

Pour parodier Pagnol dans le Schpountz : « tu n’es pas un bon à rien, tu es un mauvais en tout ».

Je n’ai pas constaté, une compétence spécifique pour présenter ce genre d’émission, il est vrai que pendant la campagne électorale des présidentielles, il était courant d’entendre Sarko-Ségo  ou Nicolas ou Ségolène ; la campagne est finie. Nicolas Sarkozy est élu président de la République. Il ne serait pas choquant de l’appeler « Monsieur le Président » !! et lui épargner qu’il aurait été « traîné là » par sa femme. Léon Zitrone est mort : paix à son âme. Il ne faut pas tomber dans le travers de la « décontraction » !

Hondelatte était mauvais dans ses émissions « judiciaires », comme présentateur du 13 heures et donc là aussi.

Bravo au service public, merci de choisir une ou un autre présentateur.

 Billet d'humeur du 08/08/2007

Le Balmer c’est comme le Noiret : çà bonifie bien avec le temps !

 Jouer Sacha Guitry était une gageure – cet acteur dont l’égo n’avait de limite que ses bons mots.

Avant ce téléfilm sur France 3, je n’avais pas été traumatisé par l’arrestation de Sacha Guitry après la guerre. Certainement un racisme primaire qui me hantait : il avait la gueule de l’emploi.

Jean-François Balmer donne un côté très humain à ce Sacha Guitry.

Guitry n’était pas un héros, c’était un grand bourgeois aisé, issu d’une famille du théâtre et « j’ai fait comme je pouvais » lui fait-on dire dans le téléfilm.

Il explique simplement qu’il a continué à travailler comme le cordonnier, le charcutier même si les choses n’étaient pas faciles.

Ce téléfilm nous rappelle les moments difficiles d’une épuration faite dans la haine, sans respect des règles élémentaires de droit – un clin d’œil peut-être involontaire du réalisateur mais l’on voit beaucoup de gendarmes et de magistrats dans ce téléfilm – quelques mois avant, c’étaient parfois ces mêmes personnages qui arrêtaient, emprisonnaient, jugeaient des juifs, des communistes, des résistants !!

On dit que Balmer a été contacté tardivement et que le rôle était dévolu à Pierre Arditti – j’en ai froid dans le dos !

Balmer flic véreux dans Flic ou Voyou rediffusé quelques jours après, Balmer commissaire Rovère, alcoolique aux méthodes peu conformes à la déontologie policière et puis le théâtre dont il est issu, ayant comme camarades de classes messieurs Francis Huster, Jacques Weber, Jacques Villeret.

Son rôle de Mitterand face à Giscard(Weber), ses lectures de Baudelaire etc.

Balmer bonifie bien, à la manière d'un NOIRET.

De la part de Monsieur Guitry, nous vous disons MERCI Monsieur Balmer.

Billet d'humeur du 08/08/2007

Ce soir ou jamais France 3 - Frédéric Taddéi

Des nouvelles de cette émission, elle suit son chemin, comme dit Moati cette émission dont on nous dit que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre.

Un hommage vibrant a été rendu par Pierre Lescure dans son émission "Ca balance à Paris" et c'est justifié - le service public de la télévision s'honore à diffuser ce type de programme, même s'il faut être un couche-tard. Bravo Frédéric!

Les Camarades de François LUCIANI, en trois épisodes sur 

France 2 :

François LUCIANI bénéficie d’une excellente image : IDHEC à 22 ans, licence de Lettres modernes, des œuvres sur la justice, la guerre d’Algérie.

Il faut parfois se méfier des images de marque! Six jeunes : 3 garçons, 3 filles au lendemain de la seconde guerre mondiale qui sont camarades, camarades du PCF, camarades de jeunesse.

En 90 minutes, on nous apprend que les rescapés des camps ne pouvaient évoquer leurs souvenirs, qu’ils étaient même rejetés, que l’antisémitisme n’était pas tout à fait mort, que des hommes d’affaires peu scrupuleux profitaient de cette période trouble pour se créer des empires sur le dos des victimes, que certaines femmes, sans le moindre procès étaient tondues, conspuées, que les communistes commençaient à oublier certains principes démocratiques.

En un mot, on en apprend des choses ! L’après guerre n’aurait pas été une partie de plaisir.

Les camarades pour la suite c’est sans moi !

Billet d’humeur de JPG du 31/01/2007

Vivement Dimanche! dimanche 17 décembre 2006 sur France 2, Emmanuelle Béart, invitée :

L’émission de Michel Drucker battait de l’aile depuis quelques mois, une nette impression de redite, de fin de saison avant l’heure. Emmanuelle Béart arrive : objectif principal présenter le film « Le Héros de la famille ». Le film, à voir plus tard. Une bonne émission de télévision : bien évidement Emmanuelle Béart irradiante de beauté, beauté physique, intellectuelle, morale. « Qu’il est difficile d’aimer » chantait son père, elle semble savoir aimer les autres, les déshérités. Emmanuelle Béart parle de son père d’une manière touchante, emprunte de tendresse, de respect, de lucidité ; elle avait invité ses amis : Berling, Igelin, Korcia, Baer, etc. changement radical, par rapport aux invités habituels qui viennent vendre leur soupe. Ici que des amis qui passaient comme on passe chez ses amis le dimanche après-midi.

Des gens rares à la télé, Michel si tu nous lis, continue sur cette lancée.

Il serait bon de montrer que la télévision du service public peut être une bonne télévision. De plus Michel Drucker semblait plus à l’aise pour présenter les invités, il semblait aimer faire son métier !

Billet d’humeur de JPG du 17/12/2006.

« Sartre, l'âge des passions » de Claude Goretta, téléfilm en deux épisodes, les 11 et 12 décembre 2006 sur France 2.

La vie de Sartre et Simone de Beauvoir, de 1958 à 1964.

Sartre est interprété par Denis Podalydès (bientôt à Amiens) et Simone de Beauvoir par l'actrice de théâtre Anne Alvaro, révélée au grand public par Bacri-Jaoui dans le « Goût des Autres ».

Clara et Frédéric deux étudiants, elle en lettres et lui élève favori de Raymond Aron. Ces deux étudiants servent de fil rouge au premier épisode: elle, fille d'un riche chirurgien italien qui aime l'art:( dans son appartement parisien un Giacometti, un Nicolas de Staël), se laisse séduire par Sartre voire par Castor. Frédéric veut participer activement à la décolonisation de l'Algérie, en aidant le FLN.

Au passage, nous croisons Jean-Jacques Servan Schreiber, Françoise Giroud.

Le risque avec ces personnages mythiques, c'est de tomber dans les clichés. Le réalisateur et surtout les deux acteurs principaux nous emmènent vraiment dans cette période trouble des « événements d'Algérie », de ce foisonnement intellectuel, de ces espoirs dans la politique, voire la lutte armée.

A la différence de Laurent Deutsch qui jouait un Sartre, potage – étudiant attardé et contestataire de pacotille, une espèce de Jean-Sol Partre (sauf que Vian aimait Jean-Paul Sartre); Denis Podalydès nous montre un Sartre à la fois très Intellectuel – dans une période où ses positions politiques, son sens d'analyser la vie politique, le gaullisme, les conséquences de la lutte armée. Admirable, de plus, sa ressemblance physique créait un choc, voire électrochoc très salvateur.

Anne Alvaro joue avec beaucoup de présence son rôle de Simone de Beauvoir, elle a bien compris et analysé que sur le plan physique, elle ne pouvait être un clone du Castor – mais par son jeu, sa présence – elle irradie totalement le rôle, on comprend mieux que « la femme est l'avenir de l'homme ». Elle rend très vraisemblable l'influence qu'elle a eu sur Sartre.

Le premier épisode est une grande réussite à demain pour la suite, si vous le voulez bien.

Billet d'humeur de JPG du 12/12/2006

Le numéro deux est un peu plus décevant, l'effet de surprise n'est plus là. Sarte et Castro, Sartre et les communistes, Sartre et son refus du prix Nobel. On s'habitue vite aux bonnes choses et on se trouve moins motivé. Les acteurs y sont toujours aussi excellents. Le téléfilm peut sauver la télé.

Billet d'humeur de JPG du 13/12/2006

« Notable donc coupable » sur France 2

Charles Berling exceptionnel, comme il l’a été dans Jean Moulin et bien d’autres films.

 Après…

 Après un long communiqué liminaire expliquant que l’affaire est l’affaire, sans être l’affaire, que les personnages sont inspirés de l’affaire, sans être les personnages.

 Qu’il s’agit d’une fiction mais sans être étrangère à une affaire.

 Comme d’habitude quand on pose comme postulat que l’on va rétablir la VERITE et mettre à néant le célèbre adage : « il n’y a pas de fumée sans feu », cela se termine par il faut appeler le 18, car il y a le feu partout.

 En synthétisant donc en amalgament, on créé de nouvelles interrogations.

 Le film sur l’affaire Grégory n’a rien changé, sur les opinions du public.

 Je ne pense pas que le sommeil de François Borda se rétablira après cet épisode !

 
On verra peut-être dans l’épisode de demain mais sans grand espoir !

 Cela s’appelle un fiasco.

Billet du 02/10/2007

Eve Ruggieri rend hommage à Luciano Pavarotti.

 Musiques au cœur est une émission qui rassure sur l’action que peut jouer le service public, dans le développement de la culture. Bien évidement, les horaires sont inacceptables = la culture c’est comme les films X, jamais avant minuit !!

 Hier soir, Eve Ruggieri a rendu hommage à Luciano Pavarotti à 23 heures.

 C’est un exercice tout particulièrement périlleux que de rendre hommage à un ténor : ce ne sont pas des stars, ils sont l’univers.

Elle a su rendre un hommage très sensible car emprunt d’anecdotes personnelles, sans tomber dans le people, rappelant le talent extraordinaire de ce chanteur sans tomber dans le dithyrambique, en un mot une professionnelle.  

Je réitère bien volontiers mon admiration à Eve Ruggieri et réitère aussi mon émoi ( on ne tire pas sur une ambulance) d’avoir eu à supporter Hondelatte !!!

Billet du 07/09/2007

Un « Trouvère » - OUI – un Christophe Hondelatte – NON !!

 Que France 2 diffuse en prime time le Trouvère de Verdi avec Roberto Alagna est une excellente nouvelle pour le devenir du service public.

Que le Président de la République vienne dire quelques mots pour encourager cette démarche artistique et exprime le souhait de voir développer ce type de manifestation pour rendre accessible à un large public, l’opéra est un point intéressant.

Que l’on nous montre que Roberto Alagna aime sa famille, aime chanter Luis Mariano, nous comprenons.

Par contre, que pour cette soirée initiatique le « Trouvère » soit retenu, c’était là un risque important même si 1,9 millions de spectateurs étaient présents devant leur télé – cette œuvre est un peu complexe voire compliquée, le metteur en scène avait les plus grandes difficultés à tenter d’expliciter le livret (on pouvait même se demander s’il avait fait la mise en scène).

Il aurait été plus sage de choisir une œuvre moins élitiste et faire une démarche pédagogique, au lieu de nous faire Alagna chante, Alagna nage, Alagna mange !!

A dire vrai, le problème, le point noir de cette soirée : Christophe Hondelatte.

Pour parodier Pagnol dans le Schpountz : « tu n’es pas un bon à rien, tu es un mauvais en tout ».

Je n’ai pas constaté, une compétence spécifique pour présenter ce genre d’émission, il est vrai que pendant la campagne électorale des présidentielles, il était courant d’entendre Sarko-Ségo  ou Nicolas ou Ségolène ; la campagne est finie. Nicolas Sarkozy est élu président de la République. Il ne serait pas choquant de l’appeler « Monsieur le Président » !! et lui épargner qu’il aurait été « traîné là » par sa femme. Léon Zitrone est mort : paix à son âme. Il ne faut pas tomber dans le travers de la « décontraction » !

Hondelatte était mauvais dans ses émissions « judiciaires », comme présentateur du 13 heures et donc là aussi.

Bravo au service public, merci de choisir une ou un autre présentateur.

 Billet d'humeur du 08/08/2007

Le Balmer c’est comme le Noiret : çà bonifie bien avec le temps !

 Jouer Sacha Guitry était une gageure – cet acteur dont l’égo n’avait de limite que ses bons mots.

Avant ce téléfilm sur France 3, je n’avais pas été traumatisé par l’arrestation de Sacha Guitry après la guerre. Certainement un racisme primaire qui me hantait : il avait la gueule de l’emploi.

Jean-François Balmer donne un côté très humain à ce Sacha Guitry.

Guitry n’était pas un héros, c’était un grand bourgeois aisé, issu d’une famille du théâtre et « j’ai fait comme je pouvais » lui fait-on dire dans le téléfilm.

Il explique simplement qu’il a continué à travailler comme le cordonnier, le charcutier même si les choses n’étaient pas faciles.

Ce téléfilm nous rappelle les moments difficiles d’une épuration faite dans la haine, sans respect des règles élémentaires de droit – un clin d’œil peut-être involontaire du réalisateur mais l’on voit beaucoup de gendarmes et de magistrats dans ce téléfilm – quelques mois avant, c’étaient parfois ces mêmes personnages qui arrêtaient, emprisonnaient, jugeaient des juifs, des communistes, des résistants !!

On dit que Balmer a été contacté tardivement et que le rôle était dévolu à Pierre Arditti – j’en ai froid dans le dos !

Balmer flic véreux dans Flic ou Voyou rediffusé quelques jours après, Balmer commissaire Rovère, alcoolique aux méthodes peu conformes à la déontologie policière et puis le théâtre dont il est issu, ayant comme camarades de classes messieurs Francis Huster, Jacques Weber, Jacques Villeret.

Son rôle de Mitterand face à Giscard(Weber), ses lectures de Baudelaire etc.

Balmer bonifie bien, à la manière d'un NOIRET.

De la part de Monsieur Guitry, nous vous disons MERCI Monsieur Balmer.

Billet d'humeur du 08/08/2007

Ce soir ou jamais France 3 - Frédéric Taddéi

Des nouvelles de cette émission, elle suit son chemin, comme dit Moati cette émission dont on nous dit que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre.

Un hommage vibrant a été rendu par Pierre Lescure dans son émission "Ca balance à Paris" et c'est justifié - le service public de la télévision s'honore à diffuser ce type de programme, même s'il faut être un couche-tard. Bravo Frédéric!

Les Camarades de François LUCIANI, en trois épisodes sur 

France 2 :

François LUCIANI bénéficie d’une excellente image : IDHEC à 22 ans, licence de Lettres modernes, des œuvres sur la justice, la guerre d’Algérie.

Il faut parfois se méfier des images de marque! Six jeunes : 3 garçons, 3 filles au lendemain de la seconde guerre mondiale qui sont camarades, camarades du PCF, camarades de jeunesse.

En 90 minutes, on nous apprend que les rescapés des camps ne pouvaient évoquer leurs souvenirs, qu’ils étaient même rejetés, que l’antisémitisme n’était pas tout à fait mort, que des hommes d’affaires peu scrupuleux profitaient de cette période trouble pour se créer des empires sur le dos des victimes, que certaines femmes, sans le moindre procès étaient tondues, conspuées, que les communistes commençaient à oublier certains principes démocratiques.

En un mot, on en apprend des choses ! L’après guerre n’aurait pas été une partie de plaisir.

Les camarades pour la suite c’est sans moi !

Billet d’humeur de JPG du 31/01/2007

Vivement Dimanche! dimanche 17 décembre 2006 sur France 2, Emmanuelle Béart, invitée :

L’émission de Michel Drucker battait de l’aile depuis quelques mois, une nette impression de redite, de fin de saison avant l’heure. Emmanuelle Béart arrive : objectif principal présenter le film « Le Héros de la famille ». Le film, à voir plus tard. Une bonne émission de télévision : bien évidement Emmanuelle Béart irradiante de beauté, beauté physique, intellectuelle, morale. « Qu’il est difficile d’aimer » chantait son père, elle semble savoir aimer les autres, les déshérités. Emmanuelle Béart parle de son père d’une manière touchante, emprunte de tendresse, de respect, de lucidité ; elle avait invité ses amis : Berling, Igelin, Korcia, Baer, etc. changement radical, par rapport aux invités habituels qui viennent vendre leur soupe. Ici que des amis qui passaient comme on passe chez ses amis le dimanche après-midi.

Des gens rares à la télé, Michel si tu nous lis, continue sur cette lancée.

Il serait bon de montrer que la télévision du service public peut être une bonne télévision. De plus Michel Drucker semblait plus à l’aise pour présenter les invités, il semblait aimer faire son métier !

Billet d’humeur de JPG du 17/12/2006.

« Sartre, l'âge des passions » de Claude Goretta, téléfilm en deux épisodes, les 11 et 12 décembre 2006 sur France 2.

La vie de Sartre et Simone de Beauvoir, de 1958 à 1964.

Sartre est interprété par Denis Podalydès (bientôt à Amiens) et Simone de Beauvoir par l'actrice de théâtre Anne Alvaro, révélée au grand public par Bacri-Jaoui dans le « Goût des Autres ».

Clara et Frédéric deux étudiants, elle en lettres et lui élève favori de Raymond Aron. Ces deux étudiants servent de fil rouge au premier épisode: elle, fille d'un riche chirurgien italien qui aime l'art:( dans son appartement parisien un Giacometti, un Nicolas de Staël), se laisse séduire par Sartre voire par Castor. Frédéric veut participer activement à la décolonisation de l'Algérie, en aidant le FLN.

Au passage, nous croisons Jean-Jacques Servan Schreiber, Françoise Giroud.

Le risque avec ces personnages mythiques, c'est de tomber dans les clichés. Le réalisateur et surtout les deux acteurs principaux nous emmènent vraiment dans cette période trouble des « événements d'Algérie », de ce foisonnement intellectuel, de ces espoirs dans la politique, voire la lutte armée.

A la différence de Laurent Deutsch qui jouait un Sartre, potage – étudiant attardé et contestataire de pacotille, une espèce de Jean-Sol Partre (sauf que Vian aimait Jean-Paul Sartre); Denis Podalydès nous montre un Sartre à la fois très Intellectuel – dans une période où ses positions politiques, son sens d'analyser la vie politique, le gaullisme, les conséquences de la lutte armée. Admirable, de plus, sa ressemblance physique créait un choc, voire électrochoc très salvateur.

Anne Alvaro joue avec beaucoup de présence son rôle de Simone de Beauvoir, elle a bien compris et analysé que sur le plan physique, elle ne pouvait être un clone du Castor – mais par son jeu, sa présence – elle irradie totalement le rôle, on comprend mieux que « la femme est l'avenir de l'homme ». Elle rend très vraisemblable l'influence qu'elle a eu sur Sartre.

Le premier épisode est une grande réussite à demain pour la suite, si vous le voulez bien.

Billet d'humeur de JPG du 12/12/2006

Le numéro deux est un peu plus décevant, l'effet de surprise n'est plus là. Sarte et Castro, Sartre et les communistes, Sartre et son refus du prix Nobel. On s'habitue vite aux bonnes choses et on se trouve moins motivé. Les acteurs y sont toujours aussi excellents. Le téléfilm peut sauver la télé.

Billet d'humeur de JPG du 13/12/2006

Thierry Ardisson : « 93 Faubourg Saint Honoré » sur Paris-Première, « Salut les terriens » sur Canal + :

L’homme en noir (Thierry Ardisson) a le don de dérouter.

Certainement l’un des animateurs télé, le plus intelligent, le plus cultivé – et une vraie culture, pas une fiche sortie de Télérama, pour avoir l’air d’être cultivé – il aime à avoir son côté « homme blanc », très énervant – dans son émission de Canal+ de samedi dernier (invités : Jean d’Ormesson, Maïwenn etc.), il nous donne sa rubrique « je m’en bats les couil.. » . Des vieux relents de « lunettes noires ».

Plus grave, ces deux émissions sont bien décevantes : celle sur Paris-Première, un vrai dîner en ville avec les ragots parisiens même pas la drôlerie d’un « dîner de cons ».

Celle sur Canal+, il ne laisse pas parler ses invités, quelques mots sur le roman de Jean d’Ormesson, une bande-annonce du film de Maïwenn.On reste sur sa faim!

A quand un Ardisson style « Rive Droite Rive Gauche », comme il y a quelques années ? Bien désolant, le retour d’Ardisson à la télé !!

Billet d’humeur de JPG du 20/11/2006.

 

« La chasse à l’homme » téléfilm sur TFI le 09/11/2006 :

Les derniers mois de Mesrine (Serge Riaboukine) vus essentiellement par Lucien Aimé-Blanc (Richard Berry) patron de l’OCRB.

Le pari était risqué sur ce genre d’exercice : ne pas tomber devant l’admiration béate comme certains médias de l’époque qui voyaient une « icône » en Mesrine, celui qui avait dénoncé les QHS, ne pas être admiratif devant Broussard, le « cow-boy » du moment, ne pas tout axer sur la « guerre des polices ».

En fait, en optant pour la version de Lucien Aimé-Blanc, ce téléfilm était pertinent : démontrant que Mesrine était un truand comme les autres, pensant à l’argent, utilisant des méthodes de tueurs – il avait su communiquer avant l’heure et alors ! Broussard n’apparaît pas comme un flic machiavélique, il exécute les ordres et prend les moyens pour le faire, Mesrine avait toujours claironné partout qu’il serait armé et qu’il ferait usage de ses armes. Il y aura toujours des discussions, même si le débat judiciaire est clos, pour contester la méthode – il ne s’agit pas de faire l’apologie d’une police expéditive ! C’est en cela que le téléfilm est intéressant, Lucien Aimé-Blanc voulait à tout prix arrêter Mesrine, il aurait souhaité le faire à sa manière et dans des procédures judiciaires plus conventionnelles.

Les acteurs étaient excellents et en particulier Berry et Riaboukine, la mise en scène judicieuse car montrant à la fois l’action de terrain et les questionnements des policiers sur leurs missions.

TF1 a réussi à intéresser plus de 7,8 millions de spectateurs : c’est du vrai téléfilm, pas du docu-drama, pas du film au rabais, une vraie mission de télévision- TF1 devrait plus se consacrer à ce type de prestations et nous arrêter ces multiples séries sur les policiers, les gendarmettes. Bonne soirée de télé.

Billet d’humeur de JPG le 10/11/2006

 

Ce soir ou jamais :

Du lundi au jeudi sur France 3 vers 23 heures avant et après le journal du Soir 3 de Marie Drucker.

L'émission du jeudi 16 novembre 2006: Tous philosophes? Tous photographes? Il se reprend Frédéric! la philo, l'art, il nage comme un poisson dans un bon verre de Beaujolais nouveau - les points forts, la philo a remplancé la psycho - étaient présents des profs de lycée ou facs dont un qui fait un ciné-philo (Olivier Pourriol): expliquer la philo à l'aide d'extraits de films - pourquoi pas! La photo est considérée comme un art - le marché de l'art en tout état de cause y croit, les ventes explosent! Allez Frédéric, tu nous interesses!

L'émission du mercredi 15 novembre 2006: Natalie Dessay était là! elle est talentueuse, délicieuse, mais elle est partout, Natalie Dessay: en disque, en Dvd, sur France musique, il serait bon, sans jouer les divas, de ne pas devenir Natalie à la plage, à la campagne etc.. Un des thèmes: Où en est l'avant-garde? la réponse était, il n'y a plus d'avant-garde, plus rien ne choque, plus rien ne dérange donc l'avant-garde est morte! je résume, je compresse mais regain d'intérêt, car ce sont des sujets que Frédéric maîtrise bien, il est bien, nous sommes bien!! si vous avez l'occasion et le courage regardez Sevran un dimanche midi, ce fidèle de Mitterand devenu supporter de Sarko. Il explique sérieusement que les jeunes n'apprennent plus rien à l'école, qu'ils ne savent pas où est la Belgique, lui qui crétinise des jeunes dans une espèce de sous-star Académy!!! C'est triste de veillir, il a écrit de bien jolis livres avec une belle plume et tout cela sur le service public!!!

L'émission du mardi 07 novembre 2006: parmi les thèmes abordés: Nicolas Hulot: nouveau prophéte écolo? Ségolène Royal, dernière ligne droite? avec pour invités: Plantu le dessinateur, Jacques Testart le biologiste, Romain Bouteille le comédien, Sanseverino le chanteur, Michel Scheiner l'écrivain, Miguel Benasayad le philosophe-psychanaliste. Malgré cette brillante brochette d'invités (on sentait le vent venir depuis plusieurs émissions), nous étions au café du commerce!! aucun intérêt, c'est de l'actualité mais où est la Culture!!! navrant.

L'émission du lundi 06 novembre 2006: Couples: unis pour la vie, avec Charlotte Rampling, Antoine de Caunes etc.. Frédéric Taddéi semblait s'ennuyer et il nous a donc ennuyé - pas très à l'aise dans ses questions, on a zappé, attention Frédéric!!, je sens que je vais zapper de manière définitive.

L'émission du lundi 31 octobre 2006: Jean d'Ormesson, André Comte-Sponville, Nancy Houston (elles sont  drôles, les mamies du Fémina, elles se disputent comme les vieilles dames dans les hospices -elles sont pathétiques!) - un beau plateau, de la philosophie dans l'air, sur Dieu - Frédéric très à l'aise, des vieux souvenirs teintés de "Bernard Pivot" - bon niveau, tout à fait ce que l'on attend. Passage de Jacques Attali sur un autre thème: capricieux, soutenant qu'il s'ennuyait face aux banalités du débat - il nous a aussi fatigué, le beau Jacques!! bonne nuit!!

L'émission du lundi 30 octobre 2006: au programme, l'affaire Villemin, dans le prolongement du téléfilm. Taddéi ne maitrisait pas son sujet, les intervenants, très mal à l'aise, tenaient des propos lénifiants, car ils se savaient sous le regard des protagonistes de cette affaire- sauf l'enfant-mort dont personne n'a parlé!!  Frédéric, tu vas dans le mur!!!

L'émission du jeudi 26 octobre 2006: deux thèmes, l'explosion d'internet et des blogues: les invités Lorie et Sainclair -qu'ont-ils de commun et en commun: la toile d'internet- pas mal pour une émission qui veut voir l'actualité par le canal de la culture, d'inviter Lorie- Lorie a commencé à se faire connaître par internet puis les majors, Sainclair est parti de chez les majors pour maintenir son public sur internet. Deuxième thème: les comédies musicales en France: invités Louis Chedid, Jérôme Savary, assez peu d'intérêt: Savary (nous nous sommes tant aimés: le Grand Magic Circus, le bourgeois gentilhomme à la mode comédie musicale, les débuts à l'Opéra Comique) a pris un coup de vieux, une cuvée de 68 qui a pris le goût de bouchon - il vieillit mal.

Il se dit que l'émission ne décolle pas -Taddéi devrait penser qu'à 23h30, il faut plus de rythme, car les vieux de la cuvée de 68 comme nous, on a tendance à s'assoupir - Frédéric change de vitesse.. sinon on va aller se coucher!!

 

Ce soir ou jamais :

Du lundi au jeudi sur France 3 vers 23 heures avant et après le journal du Soir 3 de Marie Drucker.

Frédéric Taddéï journaliste, animateur de télévision et de radio a toujours été une espèce de « jetseteur intellectuel » : formaté à l’esprit Canal+, puis par son « Paris Dernière » produit par Thierry Ardisson.Il a l’intelligence et la culture d’Ardisson, le tout présenté dans un style plus Denisot qu’ « Ardissonien » même dans les méandres de Pigalle ou dans le monde du fétichisme qui le trouble, (il aimait nous le rappeler lors de sa nouvelle émission sur France 3, ce mardi 10 octobre 2006).Déjà avec « D’Art d’art », il nous montrait son esprit de synthèse, 1 minute 30 pour nous présenter et nous faire aimer une œuvre d’art : c’était un défi, c’est certainement dans cet esprit qu’il a accepté de présenter cette émission qui veut traiter l’actualité avec et par la Culture.Dans un studio au look branché, entre le bar à la mode et le studio ouvert à tous y compris aux maquilleuses, aux techniciens de plateau, aux invités en attente de passer devant la caméra, il réussit sa mission.

Ses atouts : ne pas inviter systématiquement les « récurrents de l’actualité permanente », ses interlocuteurs ne sont pas dans l’urgence de la promotion, donc moins consensuels, donc moins je répète mon « catéchisme médiatique insufflé par Saint Coach des Médias ».Sa culture – il connaît ses sujets, ses invités, il a une expérience du monde culturel, au sens le plus large : de la littérature, de la musique et même du Paris by night et ses marginaux.Aussi à l’aise pour interviewer un écrivain qu’une actrice du porno.

Le maillon faible de l’émission : l’heure de l’émission, je suis un peu fatigué de me coucher à minuit trente, puis une certaine précipitation : souvent avant le journal du soir l’émission se résume à une présentation du sommaire – et puis ces pubs, ce Keno et ces pubs et ces présentations du programme de France 3 etc. - il en faut du courage pour rester. Le choix de vouloir présenter plusieurs sujets est louable mais donne parfois un rythme trop haché. De bons préliminaires mais l’acte est très rapide, on arrive rarement à l’orgasme!!

En résumé : j’aime beaucoup, je me laisse même piéger tous les soirs à regarder mais je suis fatigué (voire crevé le matin) des horaires, de la pub etc. à regarder absolument pour une fois que la culture est à la télé.

Humeurs et coups de coeur de JPG

Affaire Villemin sur France 3 :

Confondant certainement la notion de « service public » et « service au public », France 3, diffuse en six épisodes, l’histoire de Grégory Villemin, cet enfant retrouvé mort le 16 octobre 1984 et dont l’affaire n’a jamais été élucidée.

Le « poids des maux » : épousant honteusement la thèse d’une « journaliste » d’Europe1 et des époux Villemin, on nous montre des policiers plus soucieux de la guerre des polices que du devenir du dossier, un juge d’instruction affligeant etc.

Pendant combien de temps, la Justice et les services qui sont intervenus en cette affaire vont-ils accepter, que la presse ou les téléfilms remplacent le rôle du Conseil Supérieur de la Magistrature et/ou du Parquet -si la Justice est rendue au nom du peuple français, elle ne doit jamais être rendue au nom du "populisme". La Justice doit reconnaître ses erreurs,quand elles existent, elle ne doit pas pour autant pratiquer l'auto-flagellation!!

La médiocrité est au rendez-vous – un conseil à France3, quand on veut faire ce type de téléfilm-documentaire, on demande à des Yves Boisset, des Serge Moati, Bertrand Tavernier, Costa Gravas - de prendre cela en main. Il est souhaitable de prendre aussi un avocat et/ou un magistrat, comme consultant: quelques perles pour les professionnels: un avocat parle de ses émoluments (quel état de frais!!) et de ses collègues du Parquet..nous ne sommes pas aux Etats-Unis!!

Juste un rappel historique, un enfant est mort, plus de vingt après personne ne se soucie de trouver la vérité mais on se complait dans un esprit manichéen de connaître, les bons, les méchants, les gentils : tous les participants ont été mauvais, odieux. UN ENFANT EST MORT !!! 

La cerise sur le gâteau,on préparerait un film sur l'affaire d'Outreau!!!